dimanche, 01 mai 2016 22:04

L'air du temps : Que voyager cesse de rimer avec danger de mort

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Assane SoumanaLe tragique accident de la route survenu dans la nuit de mardi à mercredi derniers, sur la route de Torodi, et qui s'est soldé par le bilan lourd de sept (7) morts sur place et 23 blessés dont 5 dans un état grave, vient une fois de plus relancer le sempiternel débat sur la question de la sécurité -disons l'insécurité - routière. A ce propos, les mêmes questions reviennent sur toutes les lèvres. Elles sont les suivantes: tous ces accidents relèvent-ils de la simple fatalité? 

Est-il vraiment tolérable qu'on continue à assister à la persistance de l'hécatombe sur nos routes, sans rien faire pour l'empêcher, ou en tout cas la réduire? En définitive, est-il si difficile que ça d'imposer aux automobilistes la discipline indispensable pour garantir la sécurité des voyageurs sur nos routes ? A toutes ces questions, nous répondons: Non !
Non, les accidents ne sont pas une fatalité ! Non, puisque nous pouvons les empêcher ou les réduire, nous ne devons plus rester les bras croisés face à la récurrence de ces accidents qui déciment beaucoup trop de nos concitoyens, souvent en faisant même plus de morts que les maladies endémiques ou épidémiques ! Non, il n'est pas si difficile que ça d'imposer la discipline qu'il faut pour mettre nos frères et sœurs voyageurs à l'abri du danger et du deuil.
Sachant qu'il s'agit ici de sauver des vies humaines, aucune mesure n'est de trop pour amener chaque usager de la route à veiller au respect scrupuleux des règles de sécurité prescrites par les textes. Car en matière de sécurité routière, la moindre insouciance ou imprudence, la moindre négligence vis-à-vis des mesures recommandées, peuvent s'avérer fatales pour soi-même ou pour d'autres personnes innocentes. C'est précisément le cas qui s'est présenté dans cette nuit de mardi à mercredi derniers où l'insouciance d'un camionneur a coûté, sur le champ, la vie à sept personnes, tandis que 23 autres ont dû être évacuées vers les centres hospitaliers de Niamey dans des états lamentables. Pourtant, il suffisait d'un seul geste de la part du camionneur pour éviter ce ''contact mortel'' entre son bahut et le bus: poser des avertisseurs signalétiques, ne serait-ce que des branches d'arbustes, pour annoncer aux autres usagers qu'un camion se trouve stationné quelques centaines de mètres plus loin. Non, il n'a pas songé à le faire, et voilà que des voyageurs ont été fauchés par la mort, et plusieurs familles ont été endeuillées.
Franchement, trop, c'est trop ! Il est temps que la loi s'applique dans toute sa rigueur à tous les auteurs de ces accidents évitables, mais bêtement provoqués. Ainsi seulement, voyager sur nos routes cessera de rimer avec angoisse et désolation.
Assane Soumana(onep)

1er mai 2016
Source : http://lesahel.org

Dernière modification le lundi, 02 mai 2016 05:53