vendredi, 22 juillet 2016 03:09

L'air du temps : Le prix de la coquetterie...

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Assane SoumanaCe n'est pas du harcèlement. C'est que la situation est tellement cruciale qu'on ne saurait observer un silence complice. Il s'agit du sempiternel problème de l'assainissement, un sujet toujours à l'ordre du jour dans les discussions à Niamey. Il se trouve en effet que les gens ont pris conscience, sans doute du fait des mille et un attraits des réalisations du programme ''Niamey Nyala'' avec ces vastes et somptueux boulevards bien éclairés, que désormais il faudrait aller de l'avant dans la modernisation ainsi amorcée. Ils sont tous d'accord qu'il faut faire de Niamey cette ville dont rêvent tous les Nigériens : une ville coquette et moderne ! Une ville digne d'une capitale qui accueille fièrement ses visiteurs avec les facettes merveilleuses d'une cité-vitrine. Ça, tout le monde en veut !

Voilà peut-être pourquoi le problème de l'hygiène et de l'assainissement de la ville reste désormais sur toutes les langues. Et il se dégage du débat un constat général : les Niaméens ne veulent plus s'accommoder des marres et des tas de déchets qui s'amoncellent, presque à chaque coin de rue, dans cette ville qu'ils veulent voir plus propre et plus flamboyante. Aussi, ont-ils du mal à tolérer les errements, hélas, observés dans ce domaine.

Peut-être que nous allons très vite en besogne, mais le sentiment le plus partagé, au risque d'offusquer les responsables municipaux en charge de la question, est que, quelque part, ça traine les pieds! Oui, nous voulons, et nous sommes pressés de voir Niamey débarrassée de ces rues lépreuses envahies par le sable ! Oui, nous voulons, et nous avons hâte de voir les quartiers bien assainis et dotés de routes praticables, ne serait-ce que des voies latéritiques là où il n'est pas encore possible de couler le bitume ! Surtout, nous voulons, et ça urge, voir nos municipalités plus actives sur le terrain pour prendre résolument en charge l'entretien de ces infrastructures routières mises en place à coups de milliards, et dont le confort et les éclats font la joie des usagers, voire de tous les citoyens imbibés ne serait-ce que d'un brin de fierté, vis-à-vis de leur ville et de leur pays. Car, il est franchement navrant de constater que, déjà, le phénomène de l'ensablement, qui contribue beaucoup à la dégradation de nos infrastructures routières, n'épargne pas ces nouvelles voies toutes rutilantes récemment ouvertes à la circulation, notamment la périphérique qui ceinture la ville.
Mais pour ne pas nous répandre dans un faux-procès à l'encontre des maires et de leurs collaborateurs, disons que la question de l'assainissement, au regard de ses multiples enjeux, est l'affaire de tous. Aussi, revient-il à chacun d'y veiller, d'abord en balayant devant sa propre porte, puis en adoptant un comportement citoyen propice à la bonne marche des choses. C'est le prix de la coquetterie, et il faut le payer, rubis sur ongle, en volonté et en actions.
Assane Soumana(onep)

22 juillet 2016

Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le vendredi, 22 juillet 2016 03:42