L'air du temps

Cancer, tension, diabète, ulcères….Voilà des pathologiesspécifiques qui, il y a quelques années seulement, étaient frappées du sceau de ‘’maladies des riches’’. En effet, selon l’imagination populaire, pour souffrir de telles maladies,il faut jouir d’une certaine fortune. Car, l’idée la plus répandue est qu’en règle générale ces maladies sont liées à la consommation à outrance de mets bien huilés, viandés et assaisonnés. Aussi, étaient-t-elles l’apanage despersonnes aisées, notamment ces citadins au ‘’gros cou’’ et au ventre bedonnant.

Pour les plus pauvres et les habitants du milieu rural, la bête noire était surtout la fièvre du paludisme, une maladie qui se soignait très facilement à coups de simples comprimés de Nivaquine ou d’Aspro, sinon au moyen de feuilles ou d’écorces d’arbustes. Dans un cas comme dans l’autre, ces modes de traitement ne nécessitaient ni de gros frais à payer ni des moyens sophistiqués comme le recours au scanner ou à la chimiothérapie.

Hélas, force est de constater que de nos jours, rien ne se passe plus comme avant. Aussi, cette dichotomie sanitaire selon laquelle certaines maladies ne concerneraient que les plus nantiset d’autres, moins pernicieuses, ne guettent que les couches les plus diminues,ne semble plus d’actualité. Aujourd’hui, on peut être le plus pauvre de la cité et mourir du cancer, du diabète ou de maladies cardio-vasculaires. Nous en avons d’ailleurs la preuve palpable, ces derniers temps, où trop de gens (riches et pauvres) succombent de mort subite du fait des crises de diabète ou de ‘’tension’’.

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