L'air du temps : Descente aux enfers des bonnes mœurs

Reseaux-Sociaux-Niger L’avènement des réseaux sociaux, WhatsApp et Facebook notamment, a eu pour effet de mettre à nu le niveau de dépravation avancée des modes de vie de notre société, allant jusqu’à constituer une réelle menace pour la survivance de nos bonnes mœurs. Le fameux feuilleton ‘’Dalobon’’, qui en est actuellement à son troisième épisode à Niamey, est la parfaite illustration de la déconfiture des valeurs morales de la société nigérienne jadis jalouse de son honneur et sa dignité.

Nous nous gardons de revenir sur les détails sordides de ces vidéos de la série ‘’Dalobon 1, Dalobon 2 et Dalobon 3’’ qui circulent sur les réseaux sociaux où elles sont partagées d’un smartphone à un autre, avec des jeunes filles s’offrant allègrement en spectacle, et à visage découvert, dans des scènes qui frisent la défiance exubérante de nos valeurs sociales fondées sur le respect de la vertu. Et tout semble montrer que les loisirs privilégiés des jeunes se font au mépris des bonnes mœurs inscrites au tableau d’honneur de notre société.

Et c’est avec une profonde amertume que les plus anciens assistent à cette descente aux enfers de nos valeurs morales. Ces derniers se rappellent que jusqu’au crépuscule des années 80, les loisirs des jeunes restaient encore dans les normes morales jusqu’à la limite du permis.

Organisés au sein des groupes d’amis, les jeunes de l’époque menaient une vie radieuse et bien remplie, en matière de loisirs. C’était le temps des chaudes nuits de soirées dansantes, de bringue et autres boums. Regroupés au sein de groupes bien structurés, très dynamiques et solidaires, les jeunes trouvaient matière à s’épanouir.

C’était l’époque où tout était prétexte pour organiser une partie de danse. Ainsi, tout mariage appelle son ‘’bal de mariage’’, une réussite aux examens est suivie d’une soirée ‘’d’arrosage’’ pour sabler la réussite, le départ d’un fonctionnaire affecté est fêté par une ‘’pot d’au revoir’’, etc. Et les parties de loisirs se limitaient à cela : se retrouver en groupes d’amis pour se trémousser aux rythmes de la musique jusqu’à l’aube. Et à la fin, tout le monde rentrait à la maison sans gêne ni regret. Mais cette époque-là, que les anciens appellent avec un brin de nosologie ’’le bon vieux temps’’, est à jamais révolue.

Assane Soumana(onep)

23 mars 2018 
Source : http://www.lesahel.org/


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