L'air du temps : Enthousiasme et revers de l’avant-fête

eEn principe mardi prochain, si Dieu le veut, la communauté musulmane de notre pays célébrera dans la plus grande communion, la fête de l’aïd el-fitr ou fête du Ramadan. Dans cette perspective, les espaces marchands de Niamey ont déjà renoué avec cette ambiance hyper affairée qui précède les grandes fêtes. L’affluence est tout aussi vivace au niveau des ateliers de couture, des salons de coiffure et de Make-up, ainsi que chez les tresseuses traditionnelles.

Mais pour chaque réjouissance, il y a ses revers ! Ainsi, cette atmosphère enchantée de reprise de brusque reprise de la vie est quelque peu gâchée par les déboires et les déconvenues qui surviennent entre vendeurs et acheteurs, entre les couturiers et leurs clientes. S’y ajoutent aussi les actions néfastes des bandes de maraudeurs aux yeux ronds comme de billes, qui rôdent autour et dans les couloirs des marchés et des foires. L’occasion qui faisant le larron, les bandes reprennent du service sur ces marchés bondés de clients.

Il y a surtout ce malsain climat de discorde et de suspicion qui s’installe au sein de certains couples, mais également entre les jeunes filles et les garçons à propos des frais des habits de fête. Instants de doute et d’anxiété pour tous les jeunes prétendants qui sont interpellés pour faire la preuve de leur sincérité doublée de générosité à l’égard de leur bien-aimée. Et voilà les brouilles et les regrets ! Dans un tel contexte, certains garçons vont jusqu’à échafauder des stratégies pour ne pas honorer leurs engagements à l’égard de celles qui les ont toujours témoigné leur fidélité. Une des stratégies consiste à prendre leurs distances dès l’approche du mois de Ramadan pour ne pas avoir à supporter l’ardoise du sucre et des habits de fête, quitte à réapparaitre quelques semaines après la fête de Ramadan. D’aucuns n’hésitent pas à user de mille stratagèmes pour créer un conflit sans base réelle entre eux et leurs copines pour ne pas avoir à supporter les frais du coûteux Bazin. D’autres jouent carrément aux abonnés absents durant toute cette période de haute sollicitation financière, quitte à réapparaitre avec des mots bien choisis pouvant toucher le cœur chagriné et sec comme caillou de leur… ‘’bébéizo’’.

Assane Soumana(onep)

31 mai 2019 
Source : http://lesahel.org/

 

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