L'air du temps

Le mois du Ramadan tire à sa fin. Au moment où l’on amorce la dernière semaine du mois béni, tous les regards sont plutôt captivés par les préparatifs de la fête de l’Aïd el-fitr. Les signes du branle-bas des préparatifs sont déjà apparents au niveau des différents marchés de la capitale où les clients commencent à se bousculer devant les étals pour l’achat des habits.

Une véritable aubaine pour les commerçants, notamment ceux qui excellent dans la vente des effets vestimentaires, de condiments, et de volaille, pour qui ces derniers instants qui précédent la fête tant attendue correspondent à une période de traite. Aussi, la joie affichée par les spéculateurs aux dents longues n’a d’égale que la désolation des clients éberlués par la boulimie financière des commerçants.

Allez savoir l’ambiance tantôt affairée, tantôt délétère, qui règne dans les ateliers des tailleurs. Là le climat est particulièrement tendu : des clients qui menacent, d’autres qui se plaignent, si ce ne sont carrément les pleurs et les ‘’pluies’’ d’injures. L’affluence est tout aussi vivace au niveau des salons de couture, des coiffeurs et des tresseuses. Les ingrédients de ce brusque ‘’réchauffement’’ des rapports entre les clients et les artisans ont tout naturellement dominé les inévitables déboires des faux-rendez-vous et autres déconvenues qui viennent gâcher l’humeur des clients.

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