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L'air du temps

Au nombre des innovations inscrites dans la nouvelle politique fiscale de notre pays, celle relative à la mise en application de à l’impôt sur le loyer, appelé ‘’taxe sur la valeur locative, attire particulièrement notre attention. A notre humble avis, cette innovation, qui on le sait, suscite des grincements de dents du côté des ‘’marchands du sommeil’’, a pourtant tout pour être applaudie et même activement soutenue par le commun des Nigériens.

N’oublions pas toutes les misères que ces propriétaires des maisons de location, eux, font endurer à la grande masse des locataires, de façon quasi-quotidienne. N’écoutant que leur boulimie financière insatiable doublée d’un manque de scrupule, ces gens sont passés maîtres dans l’art de harceler, voire d’humilier, des pères de famille à cause des frais de loyer. Et dire que ces victimes, dans leur grande majorité, sont des fonctionnaires et autres travailleurs qui, eux, s’acquittent loyalement de l’IUTS et autres taxes sans soupir ni gémissement !

Et voilà qu’aujourd’hui, parce qu’on demande à ces mêmes propriétaires d’honorer en retour leurs obligations vis-à-vis de l’Etat en payant l’impôt sur le loyer, ces derniers cherchent à emprunter des chemins détournés.

Tel le personnage de Elhadj Chagali, dans le film ‘’Le droit chemin’’ de Harouna Coulibaly, ces derniers usent de toutes les ruses pour échapper aux charges de l’impôt. Et si malgré tout, ils acceptent de se plier à cette obligation, on les verra qui reviendront vers les locataires avec des augmentations fantaisistes des prix des loyers, histoire de compenser le manque à gagner. Nombreux sont les locataires qui peuvent témoigner de l’arrogance de ces ‘’marchands du sommeil’’ qui débarquent sans préavis dans les cours communes pour menacer avec des mots comme : « Voilà ! Désormais, j’ai décidé de revoir à la hausse le loyer de 50.000 F à 75.000 FCFA. Et c’est à prendre ou à laisser, celui qui ne peut pas n’a qu’à ramasser ses bagages et quitter ma maison !... ». Beaucoup de locataires connaissent cette boutade.

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