L'air du temps

Pour voler au secours de ses administrés, le président du Conseil de ville de Niamey ne lésine pas sur les moyens. Mardi soir, il a carrément sorti ‘’l’artillerie lourde’’ pour débarrasser, à coup de gaz, les quartiers de la capitale des nuées de moustiques. Il se trouve en effet qu’en cette période de la saison d’hivernage, les moustiques ont envahi la cité et avec eux, le paludisme et ses accès de fièvre aiguë qui font beaucoup de dégâts. Allez faire un tour au niveau de nos centres de santé et vous en mesurerez l’ampleur du désastre. Presque tous nos dispensaires, cliniques et hôpitaux débordent de patients grelottant de fièvre du palu.

Les autorités de la ville de Niamey ne se sont donc pas trompées de cible. L’ennemi public N°1 est tout connu : l’anophèle ! Cette sorcière de femelle moustique a la triste réputation de véritable ‘’distributrice’’ de paludisme, donc une menace réelle pour la santé publique.Car, en plus du fait que ses piqûres sont douloureuses, l’anophèle dissémine un peu partout des agents pathogènes susceptibles de développer le paludisme ou malaria, ainsi que d’autres maladies bactériennes comme la fièvre jaune. Avec toutes ces effets nuisibles, il ne serait pas de trop de classer la trompe du moustique au répertoire des ‘’armes non conventionnelles de destruction massive’’, à bannir de notre environnement immédiat.

Hélas, force est de reconnaitre que le combat est loin d’être gagné d’avance. En effet, on constate que, ces dernières années, les moustiques ont sournoisement développé des moyens de résistance aux traitements. Ceci expliquerait pourquoi les agents pathogènes résistent beaucoup aux médicaments comme la chloroquine et autres comprimés, jadis très efficaces pour le traitement du paludisme. Désormais, il faut s’armer d’autres médicaments de pointe, ou se brancher au sérum à longueur de journées pour espérer guérir du paludisme, qui devient de plus en plus une maladie endémique.

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