L'air du temps

Assane-Soumana-ONEP.jpgM. Assane SoumanaA la veille de la célébration de l’Aïd El Fitr ou fête de Ramadan, au moment même où les gens étaient mobilisés pour les préparatifs de l’événement tant attendu par les fidèles musulmans, la chronique a été dominée à Niamey par une alerte rouge annonçant l’éventualité d’une série d’attentats terroristes à certains points de la ville de Niamey et alentours. En effet, des messages invitant notamment les ressortissants de certains pays à une plus grande prudence ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Et ces messages ont été corroborés par le démantèlement, le samedi 1er juin au quartier Aéroport, d’un groupe de terroristes, pris avec leurs lugubres équipements qu’ils envisageaient d’utiliser pour semer la terreur sur la capitale.

L’intention des terroristes était claire : gâcher la fête en plongeant notre paisible capitale dans le désastre, le désarroi et la panique. Mais le coup de la frayeur n’a pas marché. Ces soi-disant djihadistes ignorent que Dieu, Le Tout Puissant, le Grand Protecteur, couvre de sa divine malédiction tout celui dont le sombre dessein vise à maltraiter et à effrayer des innocents, de surcroit des fidèles musulmans qui viennent de l’honorer d’un mois entier de pleine dévotion et de privation, au nom de la foi. C’est aussi sans compter le professionnalisme et la perspicacité de nos braves forces de défense et de sécurité engagées sur tous les fronts pour mettre les paisibles populations à l’abri de toute épreuve douloureuse. Les services en charge des renseignements ont fait leur boulot, et les ‘’gros bras’’ se sont déployés à temps pour s’abattre lourdement sur ceux-là qui envisageaient d’effrayer les gens à travers leur projet, tout aussi lâche que sinistre.

Devant un tel scénario, on pouvait croire que les Niaméens allaient très facilement céder à la panique générale pour se terrer chez eux, abandonnant ainsi l’enthousiasme des préparatifs de la fête. Rien n’y fit! Aussi, en dépit de la menace terroriste qui planait sur la ville, les habitants de la capitale ont continué à vaguer à leurs occupations quotidiennes, et surtout à maintenir cette ambiance flamboyante qui caractérise les célébrations des grandes fêtes musulmanes. On a pu constater que durant tous les trois jours qui précédaient la fête, les marchés n’ont guère désempli, que les rues étaient bondées de monde, que le trafic routier était littéralement paralysé avec des scènes d’embouteillage monstre un peu partout, bref, que la fièvre de la fête était si forte qu’elle a dissipé et anéanti la peur et la fraudeur dans le cœur des Niaméens. Comme dirait l’autre, même pas peur !...

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