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Ouverture de l’atelier national de validation du projet de loi relative à la gestion des polluants organiques : Pour la mise en place d’un système modèle et inclusif de gestion des substances chimiques

Du 7 au 8 août 2017, s’est tenu à l’hôtel Sahel de Niamey, un atelier national de validation du projet de loi relative à la gestion des Polluants Organiques Persistants (POP) au Niger. L’atelier a regroupé les cadres centraux du Ministère de l’environnement et du développement durable, ceux venus des régions ainsi que d’autres acteurs concernés par la question.

A l’instar de la communauté internationale, le Niger a consenti beaucoup d’efforts dans le cadre de la gestion saine des produits chimiques industriels et des pesticides. Ces efforts se traduisent entre autres par la signature et la ratification des Accords Multilatéraux sur l’Environnement (AME) dans les domaines liés aux Polluants Organiques Persistants (POP) et à leurs déchets. En outre, le Niger a également élaboré son premier Plan National de Mise en Œuvre (PNMO) de la Convention de Stockholm en 2006 pour contrôler, réduire et éliminer les Polluants Organiques Persistants. De plus, le Niger a adhéré au projet de Renforcement des Capacités et Assistance Technique pour la mise en œuvre des Plans Nationaux de Mise en Œuvre (PNMO) de la Convention de Stockholm dans les PMA des sous-régions d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Ainsi pour le Ministère de l’Environnement et du Développement durable, les activités du projet de loi relative à la gestion des polluants organiques sont conçues pour sensibiliser et renforcer les capacités des principales parties prenantes notamment les organismes publics, les autorités publiques régionales, les professionnels de l'agriculture, et la justice. Le résultat attendu de cette composante est la mise en place d’un système modèle inclusif de réglementation des substances chimiques. En effet, malgré le rôle important de toutes les parties prenantes concernées, dans l'exécution du programme il demeure des difficultés de mise en œuvre de la Convention de Stockholm, ce, au regard de l’insuffisance des textes nationaux.

Et c’est pour palier ces insuffisances que le ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) a recruté un expert juriste national pour procéder au diagnostic du dispositif réglementaire ; évaluer ses forces et ses faiblesses et proposer des solutions ; élaborer un projet de textes réglementaires conformément à la législation en vigueur en vue de protéger les ressources naturelles et l’environnement et garantir un développement durable au Niger et enfin de proposer un cadre institutionnel, chargé de la mise en œuvre de la réglementation y relative.

Samira Sabou(onep)

09 août 2017
Source : http://lesahel.org/

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