Environnement : Il faut sauver le fleuve Niger !

Le fleuve Niger ou encore « le Djoliba » qui fait notre fierté au Niger et à travers toute l’Afrique occidentale, nous arrose sans cesse tout au long de l’année, non seulement de ses eaux, mais aussi de tous ses autres bienfaits dont les énormes retombées constituent pour tous ses riverains d’importantes sources de revenus et de bonheur.

Du Fouta-Djalon en haute Guinée d’où il prend sa source, à son embouchure au Nigéria où il se jette en mer, le fleuve Niger traverse notre pays sur plus de cinq cents kilomètres où nos vaillantes populations s’adonnent à divers activités dans divers secteurs de développement ; donc chacun y trouve son compte en contribuant à l’essor socio-économique de son pays.

Toutes ces activités socio-économiques de base concourent au bien-être des populations riveraines et du cheptel de nos pays respectifs. Au Niger, depuis les lendemains des indépendances, les dirigeants d’alors avaient initié une multitude d’actions d’aménagement hydro-agricole dont la riziculture a pris une place importante afin d’aboutir à l’autosuffisance alimentaire de nos laborieuses populations. Ainsi, les autres ré- gimes qui se sont succédés ont aussi adopté des politiques semblables en ré- organisant les exploitants en coopératives sous la supervision de l’ONAHA dont ces en sont fiers.

Parallèlement à cette activité d’exploitation hydro-agricole qui vise à lutter contre la famine, il est utile de citer les autres activités agro-sylvo-pastorale de subsistance ou commerciale pratiquées tout le long du fleuve et toute l’année dont les retombés économiques constituent de véritables apports financiers.

Ce joyau se trouve de nos jours dans une situation de mauvaise posture car, il est sujet à plusieurs sortes de dangers ; dont entre autre l’ensablement, la jacinthe d’eau etc………... En effet, tout au long de l’hivernage, notre fleuve reçoit de ses multiples affluents d’énormes quantités d’eaux de pluie chutant, le plus souvent des plus hauts plateaux versant tantôt de sa rive gauche, tantôt de sa droite. Ces eaux de ruissellement entrainent d’énormes quantités de calamitées dont les inondations et l’ensablement du lit et confins du fleuve. Ainsi, à la faveur de la dégradation de l’environnement, notre fleuve se trouve menacé de disparition par ces calamités, si des précautions utiles ou mesures urgentes ne sont pas prises à temps. Notre fleuve se trouve trop ensablé au point où, son bras droit est complètement mort sous l’œil inactif de tous et surtout au cœur même de notre capitale « Niamey » depuis plusieurs décennies déjà sans que personne ne s’en soucie ou ne s’en préoccupe.

Cela a entrainé une baisse précoce du niveau des eaux mettant et la ville de Niamey et les autres localités traversées dans une situation de précarité en ravitaillement en eau. Cette menace est complétée par celle d’une mauvaise herbe, mais très utile selon les experts en la matière, « la jacinthe d’eau » qui a totalement envahi le lit du Niger visible même à Niamey comme pour nous dé- fier tous le monde. La jacinthe d’eau serait d’une utilité remarquable, car il semblerait qu’elle peut servir de compost et peut être utilisée dans jardinage pour les maraichers qui sont d’ailleurs les plus nombreux tout le long des berges du fleuve. Du pont Kennedy de Niamey, le premier constat amère, est cette couverture à perte de vue dans le lit du fleuve de cette véritable nappe d’herbe « jacinthe d’eau » dont aucun des animaux ne s’y intéressent. Cette calamité est visible partout le long du fleuve et se multiplie au fil des ans en privant toute autre vie à s’y émanciper. Il urge que notre fleuve soit sauvé pour l’intérêt supérieur de tous et pour tous. Des campagnes de sensibilisation doivent être menées non seulement par les services compétents, mais aussi par toutes autres bonnes volontés pour venir à bout de cette calamité qui menace l’existence même ce joyau qui fait notre fierté. Tout le monde est interpellé pour que des mesures utiles soient prises dans le cadre du programme de renaissance acte 2, afin que tout soit mis en œuvre pour que ce joyau retrouve sa place d’antan..

Dan Mallam

17 février 2018
Source : L'Actualité

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