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images/Ceinture-Verte-Niamey-Agonie.jpgLe ministre des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement vient d’annuler plusieurs numéros d’îlots de lotissements dans la Ceinture Verte de Niamey. Une décision qui vise à sauver «  la forêt  » de Niamey menacée depuis des années de disparition.

Á travers un arrêté en date du 1er novembre 2018 du ministre des Domaines, de l’Urbanisme et du Logement, Waziri Maman, 15 numéros d’îlots de lotissements servant à la construction des cités à plusieurs promoteurs privés dans la Ceinture Verte de Niamey ont été annulés. L’article 2 de l’arrêté du ministre largement partagé sur les réseaux sociaux indique que l’annulation énoncée à l’article 1er ne concerne pas l’opération dite «  salaires contre parcelles  » ni certains aménagements exécutés par la Ville de Niamey (Cité des députés, Dan Zama Koira, Extension Koira tégui). quant à l’article 3, il stipule que les actes de cession produits par arrêté du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Niamey en vertu des lotissements mentionnés à l’article 1er de l’arrêté ministériel sont annulés. Á l’article 4, il est précisé que les titres fonciers établis en vertu des lotissements mentionnés à l’article 1er feront l’objet d’une procédure d’annulation conformément aux textes en vigueur. quant à l’article 5, il précise que la portion de la Ceinture Verte de Niamey retenue pour recevoir des habitations dans le cadre du Plan d’actions pour la gestion de ladite Ceinture Verte sera remodelée conformément à la réglementation en vigueur et dans le respect des normes techniques en matière d’aménagement urbain. De nouveaux numéros d’îlots seront attribués en conséquence.

Restaurer la Ceinture Verte dans sa vocation première

Pour rappel, face à la dégradation avancée de la Ceinture Verte de Niamey, le Gouvernement a pris, lors du conseil des ministres du vendredi 12 janvier 2018, des mesures en vue de la restaurer dans sa vocation première. Créée dans les années 60, la Ceinture Verte de Niamey a pour vocation première de promouvoir le reboisement urbain et vise à protéger la ville de Niamey des intempéries liées aux changements climatiques. Il s’est agi à travers sa création, de créer une bande verte périurbaine large d’1 km et longue d’environ 25 km. Pour ce faire, 20 hectares environ de verdures ont été créés. Ce qui a permis la création d’un microclimat et la création d’un « mur vert », pour protéger la capitale des vents de sable. Plusieurs investissements ont été consentis. Ainsi, entre 1965 et 1994, environ 40 milliards FCFA ont été investis par les autorités nigériennes et leurs partenaires techniques et financiers, notamment le Programme des Nationales pour le développement (PNUD), la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Ces investissements ont permis la constitution d’un espace boisé de 2331,35 hectares à qui plusieurs objectifs ont été assignés, notamment la protection de la ville de Niamey contre les intempéries, la création d’un cadre adéquat pour la recherche scientifique, l’amélioration du cadre de vie des populations et la création d’un cadre naturel d’agrément, de détente et de loisirs pour la jeunesse.

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