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Environnement

La Commission Technique du Plan d’Actions Nationales de Lutte Contre la Désertification et la Gestion des Ressources Naturelles, en collaboration avec le Conseil National de l'Environnement pour un Développement Durable, a organisé le 15 mars dernier à Niamey, un atelier de sensibilisation sur les résultats du 7ème rapport de mise en œuvre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Cet atelier de sensibilisation qui a regroupé des décideurs, élus, les medias et les organisations de la société civile, vise essentiellement à partager avec l’ensemble des acteurs le contenu de ce rapport afin de mesurer l’importance et la pertinence pour le Niger de collecter des données nationales pour le renseignement des indicateurs et évaluer ses performances. C’est le directeur général des Eaux et Forêts, le Colonel Major Bila Maïna, par ailleurs président de la Commission technique du PAN/LCD-GRN, qui a présidé l’ouverture de l’atelier en présence du secrétaire exécutif de la CNEDD, Dr Maazou Kameye.

La convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification a été adoptée en 1992. Il a fallu quatre (4) ans après pour qu’elle puisse rentrer en vigueur, soit en 1996. Pays sahélien durement éprouvé par les effets négatifs de la désertisation, le Niger avait signé et ratifié cette convention respectivement en 1994 et en 1996. En ouvrant les travaux de cet atelier de sensibilisation, le président de la Commission Technique du Plan d’Action National de Lutte Contre la Désertification et la Gestion des Ressources Naturelles, le colonel Bila Maïna a relevé que les questions d’environnement ont des impacts négatifs sur le développement socio-économique de notre pays et entrainant des déplacement massifs des populations vers d’autres horizons. En outre, la désertification, a dit le Colonel Major Bila Maïna, touche 40% des superficies de la planète, concerne deux (2) milliards de personnes dans le monde et représente un cout économique estimé à environ 64 milliards de dollars américain par an. Dans les pays sahéliens, cette désertification est exacerbée par les effets des changements climatiques, qui ont des impacts catastrophiques sur nos modes de vie, menace la survie des nombreuses espèces animales et végétales et favorise la prolifération des vecteurs de maladies climato-sensibles. Le Niger, pays sahéliens le plus durement affecté par ce phénomène, a perdu selon les scientifiques 904.400 ha de terres de 2000 à 2015, soit 64.600 ha par an, du fait de la déforestation, de l’ensablement et de la formation des glacis. C’est pourquoi, le Niger a accueilli avec beaucoup d’enthousiasme mais aussi avec autant d’attentes en signant et ratifiant la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Cette convention, a ajouté le Colonel Major Bila Maima est un instrument sans équivalent qui appelle l’attention de tous sur la dégradation des terres dans les zones arides abritant des écosystèmes fragiles et des populations des plus vulnérables du monde. Par ailleurs, le président de la Commission technique du PAN/LCD-GRN a précisé que suite à l’évaluation de la mise en œuvre de la convention, dix (10) années après, le constat relève un bilan décevant aussi bien à l’échelle nationale, sous régionale qui a conduit la conférence des parties, lors de sa huitième session tenue en 2007, à adopter un plan-cadre stratégique décennal, 2008-2018. Ce plan-cadre a pour objet d’insuffler un second souffle à la convention, avec une vision globale de « mettre en place un partenariat mondial visant à enrayer et prévenir la désertification et la dégradation des terres et atténuer les effets de la sécheresse dans les zones touchées, afin de concourir à la réduction de la pauvreté et au respect durable de l’environnement ». Ainsi, à la dernière conférence des parties, les parties ont adopté un nouveau cadre stratégique pour l’application de la convention. Ce cadre stratégique de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CNULCD 2018-2030) fournit non seulement des orientations aux parties à la convention sur la mise en œuvre de la convention, mais sert également d’outil de suivi pour le comité d’examen de la mise en œuvre de la convention (CRIC).

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