Sanef 2018

Environnement

La ceinture verte de Niamey en dangerAu lendemain de la commémoration de la Journée Internationale de l’Environnement, le problème majeur qui taraude les esprits en ce moment est la menace qui plane dangereusement  sur la ceinture verte de Niamey. En effet, ce joyau de 2500 hectares, dont s’est doté le Niger, quelques années après les indépendances, en vue de protéger la capitale des vents de sable, de donner un cadre de vie idéale aux populations, pour servir de rempart contre l'avancée du désert et créer aussi un microclimat pour le bien être des populations, fruit de plusieurs années de dure labeur, d’investissements et de plantation, est de nos jours  véritablement menacé par diverses agressions. Il s’agit notamment du déboisement, d’occupation anarchique des populations rurales autour de la capitale, le morcellement auquel s’adonnent des propriétaires terriens mus par l’appât du gain. Bref, c’est une mort dans l’âme  qu’est en train de subir petit à petit cette forêt artificielle, qui selon les services de l'environnement, qui a coûté quelque 40 milliards de nos francs, entre 1965 et 1994, par l’Etat du Niger pour l’entretenir. Et cela au vu et au su de tous les Nigériens.

Pour protéger, cet espace vert et verdoyant des maux dont il souffre, en 2008, le Ministère en charge de l’environnement de l’époque tirait la sonnette d’alarme. Dans cette optique, il a organisé un forum national de deux jours, axé sur la gestion durable de la ceinture verte. Cette rencontre avait réuni plusieurs acteurs du domaine, issus de nombreuses organisations, de l’administration et de diverses corporations socioprofessionnelles. Ils ont examiné plusieurs thématiques liées la gestion de la ceinture Verte. À la sortie des deux jours de travaux, de nombreuses recommandations ont été formulées. Ce sont entre autres : la suspension de toutes les opérations de mise en valeur dans l’emprise de la ceinture Verte à titre de mesures conservatoires,  la délimitation de la ceinture Verte, son bornage et son classement, en passant par l’enlèvement des déchets solides, la réhabilitation des parties dégradées ; la création d’infrastructures adaptées pour sa valorisation, des compensations à prévoir pour les propriétaires coutumiers expropriés, l’élaboration d’un plan de gestion durable et la création d’une structure nationale de pilotage de la ceinture Verte.

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