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lundi, 28 mai 2007 14:07

?L?entretien du réseau routier national constitue la priorité de nos priorités?

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Monsieur le ministre d'Etat, du 8 au 14 mai 2007, vous avez effectué une mission à l'intérieur du pays ; pouvez-vous nous situer l'objet de cette tournée à la veille de la saison d'hivernage ?

Nigerdiaspora Mr Seyni Oumarou: Cette mission que j'ai effectuée en compagnie de mes proches collaborateurs vise un certain nombre d'objectifs dont le lancement des travaux routiers financés sur le 9ème FED; le lancement des travaux des voiries urbaines de Diffa et Tillabéri, et bien sûr visiter les chantiers de réhabilitation en cours sur le réseau routier de notre pays.

Monsieur le ministre d'Etat, sur le plan des réalisations des infrastructures routières, notre pays est accompagné par plusieurs partenaires au développement. Vous avez, tout à l'heure, parlé du 9ème FED. Peut-on savoir les leçons que vous tirez des travaux de construction et de réhabilitation du 9ème FED ?

Mr Seyni Oumarou:  Effectivement nous sommes soutenus par plusieurs partenaires au développement et je profite de l'occasion pour leur adresser les vifs remerciements du gouvernement et ceux des populations bénéficiaires pour leurs appuis multiformes. Parlant du FED, il faut dire que nous avons plusieurs tronçons qui sont concernés dont les tronçons Dosso -Dogondoutchi et Niamey -Farié, pour lesquels, les travaux d'un montant total de 18 milliards de FCFA sont confiés à l'entreprise SOGEA-SATOM et le contrôle au bureau BCEOM. L'entreprise est à pied d'oeuvre pour finaliser son installation, la quasi-totalité du matériel est sur place, les travaux préparatoires de démarrage de chantier sont en cours. Il y a aussi les tronçons Doutchi-Konni-frontière Nigéria et Konni-Tsernaoua-Tahoua. Ici, les travaux d'un montant total de près de 20 milliards de francs CFA sont confiés à l'entreprise Razel et le contrôle assuré par le bureau AIC/PROGETI. L'installation du chantier est en cours et l'ensemble du matériel restant sera acheminé d'ici la fin de ce mois de mai 2007. Le tronçon Zinder-Takiéta est également concerné par ce programme routier 9ème FED pour 3,8 milliards FCFA de travaux confiés au groupement d'entreprises nigérienne SGTP/EBF/EGBTP. Pour ce dernier tronçon, l'installation du chantier est en cours et l'essentiel du matériel est sur place. Les travaux préparatoires ont démarré. D'une manière générale, sur l'ensemble de ces tronçons, si la tendance observée se maintient, les travaux pourront finir dans les délais.

Monsieur le ministre, qu'en est -il de la route Tahoua-Arlit ( RTA) ?

Mr Seyni Oumarou:  Les travaux d'un montant de 4,360 milliards de F CFA sont confiés au groupement d'entreprises nigériennes SGTP/EBGTP et le contrôle par le bureau d'études nigérien groupe ART et GENIE et qui concerne le lot 1. Pour le lot 2, les travaux d'un montant de 1,750 milliards de FCFA sont confiés au groupement d'entreprises Issa Issouf/Sobafor et le contrôle est assuré par le bureau d'études nigérien groupe ART et GENIE.

Monsieur le ministre, quelles sont concrètement les principaux axes prioritaires du gouvernement dans le domaine des infrastructures ?

Mr Seyni Oumarou:  A ce niveau, il faut tout de suite dire que ces axes sont au nombre de trois. Il y a d'abord la consolidation des acquis. C'est-àdire que la priorité des priorités de mon département ministériel est l'entretien routier. Tous nos efforts doivent concourir à mettre en place un système efficace de financement et d'exécution de l'entretien de notre réseau routier. C'est un gage, pour ne pas dire une conditionnalité, pour nos partenaires. En effet l'existence d'un système efficace d'entretien routier rassure sur la pérennité des concours qu'ils nous apportent pour réhabiliter ou construire les grands axes routiers de notre pays.

C'est donc pourquoi je me suis attelé, dès mon arrivée à la tête de ce département ministériel, à toiletter et adapter les textes de la CAFER, pour faire de cet établissement un véritable fonds routier de 2ème génération. L'oeuvre reste encore inachevée, car les ressources ne sont pas encore à la hauteur de nos espérances. A titre d'exemple, pour l'exercice 2006, la CAFER n'a pu mobiliser que 4 milliards pour un besoin minimum de 8 milliards de F CFA. Un programme de rechargement de 1056 kms de routes en terre est actuellement en étude et la construction va démarrer pour un montant de 20 millions de dollars. Deuxièmement, il y a le désenclavement externe. Sur ce registre, il s'agit de construire ou de réhabiliter les grands corridors de nos échanges avec l'extérieur. Comme vous le savez, le transport routier assure plus de 90 % de nos échanges. Il est donc important que ces différents axes soient construits et bien entretenus pour réduire les coûts de transport qui grèvent considérablement les prix à la consommation des différents produits. Sur ce plan, on peut annoncer les tronçons en construction ou en instance de l'être: Ayorou-frontière du Mali, Téra-frontière Burkina, Toumo-Bilma- Agadez ; les tronçons manquants de la transsaharienne à savoir : Arlit-Assamaka et N'Guigmi-frontère du Tchad. Enfin, il y a le désenclavement interne qui est le troisième axe et qui vise la poursuite de la construction des routes rurales. Au même titre que les besoins en eau, en soin de santé, d'éducation, nos communautés rurales ont un besoin important à être désenclavées afin de leur permettre d'écouler rapidement leurs productions agricoles, de les rapprocher des centres sociaux (centre de santé, écoles etc...). Dans ce domaine, une stratégie d'identification, de construction et d'entretien des routes rurales est en cours d'adoption par le gouvernement. Comme vous le voyez, le secteur routier est transversal et contribue fortement à la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Aussi, un important programme de construction de 1000 km de routes rurales est en instance de démarrage sur financement de la Banque Islamique de Développement. Et 500 kms de routes rurales seront construites par an, à partir de 2008, sur financement du budget national.

Avec l'installation de la saison des pluies, ne pensez-vous pas que vos efforts seront annihilés ?

M Seyni Oumarou: En règle générale, la saison des pluies n'influence pas le déroulement des grands travaux routiers, mis à part les travaux de revêtement qui, de toute façon, sont prévus dans les différents plannings après la saison des pluies. Elle constitue plutôt un avantage pour les travaux de terrassement et de chaussée dont la mise en oeuvre nécessite beaucoup d'eau. Néanmoins, concernant les travaux d'entretien courant du réseau, cela risque de poser des problèmes. En effet, avec l'insuffisance des ressources de la CAFER, il y a un risque élevé de coupures sur le réseau car, les travaux programmés ne couvrent pas le déficit d'entretien accumulé durant plusieurs années. L'état du réseau routier, notamment les routes en terre, exige davantage de ressources pour les interventions d'urgence. Ce qui n'est pas le cas pour cette année encore. D'autre part, avec l'installation de la saison des pluies et son corollaire de travaux champêtres, certains types de travaux tels que la construction des digues et des fossés ne peuvent être réalisés.

Au cours de votre visite, vous vous êtes intéressés aux travaux de voiries dans certaines villes ; comment se présente la situation à ce niveau ?

Mr Seyni Oumarou: Nous nous sommes intéressés aux travaux de voiries urbaines sur financement du budget national. Ainsi, la ville de Tahoua va bénéficier cette année de travaux de voiries dans le cadre de la célébration, dans cette cité, de la fête du 18 décembre. Les autorités régionales nous ont fait visiter les principaux axes retenus pour les travaux. Pour la voirie de la ville de Zinder, nous avons visité un chantier de construction dont les travaux sont en cours. Au niveau de la ville de Diffa, le lancement des travaux de construction de la voirie a été effectué. Les voies d'une longueur totale de 15 km coûteront 1,4 milliard de FCFA et seront exécutés par le génie militaire. L'installation de chantier est en cours, le matériel de terrassement est déjà sur place. Quant à la ville de Tillabéri, le lancement des travaux de construction de voirie a été également effectué. D'une longueur totale de 15 km, les voiries coûteront 1,2 milliard de FCFA et seront exécutées par le génie miliaire. L'installation du chantier est en cours, le matériel de terrassement est déjà sur place.

Avez-vous des perspectives pour les années à venir ?

Mr Seyni Oumarou: Au cours des prochaines années, le programme de mon département ministériel prévoit le démarrage des travaux de bitumage de la route Tibiri-Dakoro (113 km), Madaoua - Bouza - Keita-Tahoua (170 km), Say-Tapoa (92 km), Niamey- Ouallam (96 km), Arlit-frontière Algérie (223 km), Diffa- N'Guigmi-frontière Tchad (185 km). Bien sûr, nous n'oublions pas la construction d'ouvrages comme le 2ème pont de Niamey (610 m) et le pont de Farié (500m). Il y a aussi la réhabilitation de certaines infrastructures sur financement FED, dont celles de Sabongari-frontière Bénin, Tsernaoua-Guidan-Roumdji, Zinder- Guidimouni, Zinder-Magaria-frontière Nigeria et Niamey Balleyara.


Réalisée par Saïdou Daoura

28 Mai 2007
Publié le 27 Mai 2007
Source: http://www.tamtaminfo.com/index.php


 

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15