Avertissement

JUser::_load : impossible de charger l'utilisateur ayant l'ID 62

mardi, 17 juillet 2007 02:28

Insécurité dans le nord du pays

Évaluer cet élément
(0 Votes)
L’une des perles du tourisme, la région d’Agadez devient malheureusement de plus en plus infréquentable. Ceci du fait de l’insécurité récurrente qui sévit dans cette contrée nord de notre pays. Avec une population de 344.916 habitants, la région d’Agadez couvre une superficie de 658.640,23 Km2

Image(soit plus de la moitié de la superficie totale du pays qui est subdivisé en huit (8) régions. Cette région est aussi une zone d’agriculture, d’élevage et surtout très riche en minerais et d’importantes autres ressources naturelles. Entre autres minerais qu’on trouve dans la zone, on peut citer : l’uranium (exploité par le Groupe français AREVA depuis 40 ans), l’étain, le charbon, le sel,…L’agriculture est peu développée. Elle est pratiquée autour de petits points d’eau et repose essentiellement sur la production des dattes, le jardinage et le maraîchage. Les produits de cette agriculture sont très prisés et se vendent dans plusieurs localités du pays (cas de la pomme de terre) et sont parfois exportés vers d’autres pays. La vocation principale des paysans est l’élevage qui porte sur les gros et petits ruminants. L’artisanat est très développé dans la région d’Agadez. Les produits artisanaux de cette région sont vendus aussi bien au Niger qu’à l’étranger, car la qualité de ces produits est indéniable. En témoigne la célèbre croix d’Agadez qui circule dans les quatre coins du monde. De manière succincte, on comprend aisément que la région d’Agadez occupe une place prépondérante dans l’économie de notre pays. Mais, la richesse que regorge cette région est la principale cause du climat d’insécurité qui prévaut depuis plus d’une décennie, dans ladite région. Dans les années 90, il s’était agit des fronts de libération de la zone (Aïr, Azawad,…). Ces fronts ont fini par signer un accord de paix en arrachant des postes ministériels pour leurs leaders et en recevant des appuis financiers pour d’autres. En début de cette année 2007, un mouvement des Nigériens de la zone est encore né. Ce mouvement se veut certes un cadre de justice pour les Nigériens des huit (8) régions et exclut tout combat fédérateur, mais l’objectif visé n’est pas loin des objectifs des anciens fronts qui ont sévi dans la région. L’expérience a toujours démonté qu’à chaque fois qu’un pays pauvre exploite ses propres ressources minières et/ou pétrolifères, il est immédiatement soumis à des intarissables guerres fratricides. Le Tchad, le Nigeria, le Soudan,… sont des exemples bien connus des nigériens. En effet, il a suffi que le gouvernement nigérien décide, en toute souveraineté, d’accorder des permis d’exploration à d’autres nouvelles sociétés pour que, subitement un groupe de nigériens prenne les armes contre sa propre patrie. Depuis lors, l’insécurité va grandissante dans la région, des nigériens s’entretuent pour des causes purement matérielles. Les capitalistes profitent de l’embrasement de la situation pour monter la surenchère. Comme l’exploitation des richesses nationales engendre des conflits meurtriers, et pour prévoir l’avenir, les autorités doivent, par des méthodes plus diplomatiques que des armes, convaincre tous les nigériens de l’impérieuse nécessité du retour définitif de la paix sur l’ensemble du territoire. Cela nécessite non seulement la volonté réelle des plus hautes autorités et le concours des associations religieuses, des partis politiques, des syndicats, des associations de défense des droits de l’homme et de toutes les autres composantes de la société civile. Le Président Ali Seybou disait, à sa prise de fonction que : « la guerre n’a de profit pour personne, sauf pour les marchands de canons ». Quand un Nigérien ou un groupe de Nigériens s’égare, les autorités et les autres citoyens ont la lourde responsabilité de ramener les « égarés » à la raison. La paix est le socle du développement socio-économique de toute nation.

M.D 

17 Juillet 2007
Publié le 16 Juillet 2007
Source:  La Griffe

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15