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jeudi, 21 juin 2012 08:02

CDS RAHAMA : la déroute se précise Spécial

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Rien ne semble désormais arrêter la déconfiture du CDS RAHAMA le parti de l'ancien Président de la République Mahamane Ousmane qu'il a porté à la Présidence de la République aux élections de 1993 contre l'ancien parti unique le MNSD NASSARA sous la férule à l'époque de

Tandja Mamadou. Après les vagues des départs des militants qui ont suivi la démission du président régional du CDS à Maradi Alassane Ali, les séismes des départs qui secouent le parti ont encore gagné la région de Tahoua. Samedi 16 juin dernier, ce sont des personnalités politiques de premier plan du CDS RAHAMA qui ont définitivement claqué la porte du parti. Comme à Maradi il y a deux semaines, c'est encore le PNDS TARAYYA, le principal parti de la Majorité politique au pouvoir qui a effectué la moisson. Dans cette énorme vague de départ on cite le nom de l'ancien Ministre de l'Hydraulique et ancien Directeur Général de la SONIDEP Adamou Namata. Figure emblématique du CDS, Adamou Namata a été un membre fondateur de la Convention Rahamiste, dont il sera pendant de longues années le Secrétaire Général. No 2 du parti, il va par la suite se retirer de l'appareil du parti quand il a été coopté pour des fonctions internationales sans pour autant mettre un terme à son militantisme au sein du parti qu'ils ont mis en place à la veille de la Conférence nationale avec d'autre hauts cadres dans la perspective de la conquête du pouvoir démocratique. Avec le départ de Namata du CDS, c'est un des derniers dinosaures qui abandonne le parti. Une page le l'histoire du CDS est entrain d'être tournée.

L'ancien Directeur général de la SOPAMIN Illiasso Abdrouhamane, le fidèle compagnon de Mahamane Ousmane Boubé Abdoul kadri de la commune de Konni et bien d'autres opérateurs économiques, notamment Elh. Mika basé en Côte d'Ivoire ont annoncé leur démission de la Convention Rahama pour regagner la famille politique du PNDS. Il faut dire que ces départs qui peuvent être appréciés comme de moindre portée pour le PNDS dans une région où il a étendu tous ses tentacules constituent cependant un sujet de grande inquiétude pour la direction du CDS. Des départs comme celui de Illiasso Abdourahamane de Tamaské dans le département de Keita ne peuvent sans doute pas laisser indifférent le président du parti Mahamane Ousmane. Dans la région de Tahoua, le département de Keita notamment dans la localité de Tamaské constitue la dernière poche où le CDS RAHAMA continue à grappiller son vote le plus significatif. Ces démissions en masse qui incluent aussi des conseillers municipaux sonnent le glas de la présence du CDS dans la région de Tahoua.

Comme une rivière en plein étiage et qui se retire se son lit, le CDS est entrain de perdre ses anciens réservoirs d'électeurs. Le CDS se fossilisera peut-être comme un vieux parti à travers un résidu de militants conservateurs autours de Mahamane Ousmane. Le grand pari des années 90 aura fait l'effet d'un feu de paille en marquant un assombrissement et une extinction prématurée. Il faut dire que la direction du parti a manqué d'un leadership véritable, Mahamane n a pas su sécréter et insuffler un idéal politique vertueux autour duquel les militants allaient s'accrocher et se battre. Des années de fuite en avant, de traîtrise et d'abandon du terrain de lutte politique ont aujourd'hui largement entamé le peu d'autorité politique de Mahamane. C'est cette situation d'ailleurs qui explique les défis fréquents ou les affronts que ses différents lieutenants ont portés à la face de Mahamane Ousmane. La première révolte a été sonnée par l'ancien vice-président au titre de Maradi Cheffou Amadou. Ce qu'on a appelé rénovation avait germé dans le terreau d'un abandon de lutte véritable contre Cossimba au moment du FRDD. La rébellion de Abdou Labo même si elle n'a pas l'envergure de la rénovation traduit aussi la dénonciation du fugitif de la lutte anti tazartché. Les militants se rappellent encore de cette désastreuse affaire de " aché kouna nan ", à son retour à Niamey après des mois d'absence où il a laissé le parti dans la léthargie et la défaite. Il y a surtout cette culture de l'escroquerie politique qu'il a instituée à la tête du parti quand il signait des accords d'alliance électorale non respectés, juste pour capter des ressources à l'insu de militants Aujourd'hui cette affaire de débauchage de ses militants, se passe comme si le PNDS était entrain de rentrer dans ses comptes.

IYYO MOUMOUNI

21 juin 2012
Publié le 20 juin 2012
Source : Notre Pays

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