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jeudi, 12 janvier 2017 10:52

Scandale du contentieux judiciaire Etat du Niger- Africard LTD : Brigi Rafini a violé son serment confessionnel

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"brigi rafini" Avant son entrée en fonction, le Premier ministre prête, devant l'Assemblée nationale, sur le Livre Saint de sa confession, le serment de respecter la Constitution que le peuple s'est librement donnée ; de remplir loyalement les hautes fonctions dont il est investi ; de respecter et défendre la forme républicaine de l'Etat ; de respecter et défendre les droits et libertés des citoyens ; de ne prendre ni cautionner aucune mesure avilissante pour la dignité humaine ; d'assurer la neutralité de l'administration et le respect des textes qui consacrent sa dépolitisation ; de travailler sans relâche au bonheur du peuple ; de se conduire partout en digne et loyal serviteur du peuple et qu'en cas de parjure, qu'il subisse les rigueurs de la loi ".

Tel est le serment que Brigi Rafini a fait, devant Dieu et les représentants du peuple, à son entrée en fonction, au lendemain de sa nomination-surprise pour diriger le tout premier gouvernement de Mahamadou Issoufou. Un serment qu'il a manifestement violé à tous points de vue, le Niger étant devenu le pays où des individus se rendent coupables de fraudes à des examens, font main basse sur des milliards, détournent des biens publics, font ouvertement dans le de trafic de devises et de drogue mais sont aussitôt promus dans l'administration. Un pays où les libertés publiques sont confisquées, des citoyens gazés et matraqués lorsqu'ils ne sont pas simplement interpellés et jetés en prison au nom de leurs opinions et/ou de leur appartenance politique. Un pays surtout où un Premier ministre, en l'occurrence Brigi Rafini, ne veille pas, conformément à son serment coranique, au respect strict de la loi, mais agit plutôt à la violer personnellement. Et pourquoi ? Pour rendre service à des hommes d'affaires, à travers une société nigériane, CONTEC GLOBAL, spécialisée dans la confection de passeports biométriques, privilégiant ainsi des intérêts partisans au détriment de l'Etat du Niger. Un acte d'une gravité inqualifiable qui a entraîné le Niger dans un contentieux judiciaire qui coûte aujourd'hui à notre pays, confronté à de graves difficultés financières, plus de 20 milliards de francs CFA et la menace d'une saisie-vente de ses biens immobiliers à travers le monde. Précision importante, c'est en février prochain, c'est-à-dire dans moins d'un mois, qu'Africard a l'intention de procéder à la vente des immeubles saisis. Brigi Rafini, qui a refusé d'obtempérer à l'arrêt de la Cour d'Etat qui lui intimait de reconsidérer sa volonté de rompre le contrat régulièrement signé avec Africard LTD par son propre gouvernement, a régulièrement fait la sourde oreille à tous les conseils et appels à la raison. Car, contrairement aux informations volontaires biaisées par Jeune Afrique, c'est bien le gouvernement de Brigi Rafini qui a signé la convention avec Africard LTD et non celui de Salou Djibo. Alors question : au nom de quels intérêts Brigi Rafini a-t-il refusé de s'incliner devant l'arrêt de la Cour d'Etat, la plus haute juridiction de son pays ? N'est-ce pas un acte grave qui aurait dû le conduire depuis longtemps à la déchéance, bien avant, en tout cas, qu'Africard porte l'affaire devant la chambre d'arbitrage de l'OHADA ? Les spécialistes du droit sont formels : Brigi Rafini tombe, du coup, sous la violation de son serment, acte qui vaut bien plus qu'une démission ou un limogeage. Affaire donc à suivre !

Laboukoye

12 janvier 2017
Source : Le Courrier

 

Dernière modification le jeudi, 12 janvier 2017 23:13