samedi, 14 janvier 2017 21:41

Interdiction de la marche citoyenne du 13 janvier 2017 : Une menace à l’exercice des libertés fondamentales

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Ali Idrissa marche citoyenne 13 01 2017Le juge des référés du Tribunal de Niamey, saisi par les organisations de la marche citoyenne de la société civile, prévue ce jour vendredi 13 janvier a tranché en faveur du maire qui, par arrêté en date du 12 janvier dernier, interdisait la tenue de cette marche. Le juge a motivé sa décision en disant que les autorités municipales ont bel et bien le droit de demander aux organisateurs de ladite marche de « changer de date et d’itinéraire ».

Déboutés par la justice, les organisateurs disent « prendre acte de cette décision », mais promettent de ne pas s’arrêter là. « Nous allons attaquer cette décision devant la Cour d’appel » a déclaré Ali Idrissa, l’un des organisateurs de la marche. Pour lui, l’interdiction de cette marche par le maire central de Niamey est une « entrave à la liberté de manifestation », pourtant un droit constitutionnel, reconnu par la loi fondamentale à tous les citoyens nigériens.
Cette interdiction prise par le maire central de Niamey a surpris plus d’un citoyen qui ne comprend pas pourquoi il y a seulement cinq jours, d’autres nigériens qui n’avaient même pas besoin d’autorisation, ont librement manifesté, alors que pour d’autres, on leur refuse le droit de jouir de cette liberté ? Une situation que d’aucun qualifie de rupture d’égalité des citoyens devant la loi.
Une telle interdiction est pour le moins déplorable dans un Etat de droit où tous les citoyens sont libres et égaux devant la loi et constitue une menace à l’exercice des libertés fondamentales qui sont des droits inaliénables.
14 janvier 2017
Source : http://www.Nigerdiaspora.Net/

Dernière modification le samedi, 14 janvier 2017 22:28