mardi, 24 janvier 2017 06:29

Installation du Comité d’Orientations Stratégiques pour le Programme électronucléaire (COSPEN) : Pour l’introduction de l’électricité nucléaire dans notre pays et dans la sous-région

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Brigi COSPENSous l’égide de la Haute Autorité Nigérienne à l’énergie Atomique (HANEA), notre pays, le Niger s’achemine progressivement vers un programme électronucléaire à travers l’installation hier dans l’après-midi, du Comité d’Orientations Stratégiques pour le Programme électronucléaire. C’est le Premier ministre, Chef du gouvernement, S.E Brigi Rafini, qui a officiellement procédé à l’installation dudit comité dans la salle du conseil de cabinet de la Primature.

Le comité ainsi installé a été créé par arrêté du Premier ministre le 23 Novembre 2015. Il est chargé, d’une part, d'examiner et d'orienter les politiques et stratégies pour la mise en œuvre efficiente des projets du Programme Electronucléaire, conformément à la vision de Politique Générale du Gouvernement, et d’autre part, d’analyser les résultats des travaux du Comité Technique National pour le Programme Electronucléaire et d’orienter les actions à mettre en œuvre aux niveaux national et sous régional.

En installant le comité dont il est le président, le Premier ministre, Chef du gouvernement S.E Brigi Rafini a d’abord relevé que dans notre sous-région, près de 200 millions de personnes, dont 80% en milieu rural, n'ont pas accès à l'électricité et dans plusieurs pays, y compris le Niger, le taux d'accès à l'électricité reste inférieur à 10%. Et pourtant, le sous-sol nigérien regorge d'importantes quantités de ressources énergétiques, dont entre autres l'uranium, le charbon et tout récemment le pétrole. A celles-ci s'ajoutent les énergies éolienne et hydroélectrique. En effet, avec le choix de notre pays, qui consiste à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de l'ordre de 3% à l'horizon 2030, se pose la question fondamentale du réchauffement climatique dans le choix d'une option de fourniture en énergie électrique, et de l'utilisation des ressources fossiles, même si ces dernières peuvent aisément satisfaire nos besoins énergétiques et ceux de la sous-région.

Certes, il est bien vrai que le solaire est une option, mais il ne pourra jouer qu'un rôle d'appoint pour plusieurs générations encore, parce qu'il présente des difficultés majeures relatives à une planification énergétique massive, a soutenu le Premier ministre. Le scénario d'approvisionnement en énergie électrique restera donc quasiment le même les prochaines années, alors que le rôle de l'électronucléaire et des réacteurs nucléaires conventionnels verront leur contribution augmenter progressivement. C’est pour cette raison que le Premier ministre, Chef du gouvernement a précisé que ‘’les problématiques inter-liées de la sécurité énergétique, des changements climatiques, et de la valorisation de nos ressources naturelles, doivent nous interpeller dans la recherche de voies et moyens pour faciliter l'accès des populations aux     services énergétiques durables, garantir l'indépendance énergétique, et bâtir un secteur industriel dynamique et compétitif. C’est dans cette optique que des engagements ont été pris dans les Programmes de la Renaissance actes I et II, en faveur de l'introduction de l'électricité nucléaire dans notre pays et dans la sous-région, confrontée aux mêmes défis énergétiques que nous’’.

Dans ce choix, a dit le Chef du gouvernement, le Niger assumera, face à l'histoire, son rôle d'unique pays de la sous-région disposant de ressources             nucléaires. Pour y parvenir le Gouvernement du Niger a entrepris avec l'aide de l'Agence internationale à l’Energie Atomique, l'Etude de l'offre et de la demande énergétique avec les outils développés par cette agence, qui a clairement démontré que l'électronucléaire est une option économiquement viable à l'horizon 2030. Par ailleurs, pour permettre une introduction réussie de cette énergie dans le bouquet national, le gouvernement à travers la HANEA, s'est attelé à mettre aux normes internationales les infrastructures réglementaire et institutionnelle du pays. C’est ainsi qu’au niveau national, un Comité Technique National pour le Programme Electronucléaire (CTNPEN), a été créé sous la tutelle de la Haute Autorité Nigérienne à l'Energie Atomique (HANEA).

Ce Comité a pour but de planifier et d'établir en toute transparence, un canevas complet, aligné sur les orientations de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), pour la mise en œuvre d'un programme électronucléaire intégré, sûr, sécurisé et durable. En outre, le projet « Etude de faisabilité du programme électronucléaire », soumis par le Niger, a été accepté par l'AlEA. Il sera       financé pour deux (2) ans dans un premier temps. Ce Programme vise à proposer une stratégie et un plan d'action, permettant de réduire les écarts identifiés dans les dix-neuf (19) domaines, constituant l'infrastructure électronucléaire. La contrepartie nationale de ce projet, a souligné S.E Brigi Rafini, est assurée par la HANEA à travers le Comité Technique   National pour le Programme Electronucléaire (CTNPEN).

S’agissant de la construction d'une centrale nucléaire, le Premier ministre, président du comité d’orientations stratégiques pour le programme électronucléaire a expliqué que c’est un projet d'envergure et de longue haleine, nécessitant des investissements humains et financiers importants, ainsi que le développement de capacités industrielle et technologique, mais les résultats et les effets d'entrainement attendus sont sans commune mesure. Dans le même ordre d’idées, il a rappelé que la stratégie nationale pour le programme électronucléaire est une décision majeure du gouvernement, c'est pourquoi la création d'un comité de très haut niveau, s'avère incontournable. Aussitôt installé, le Comité d’Orientations Stratégiques pour le Programme électronucléaire, s’est attelé à la tâche en tenant sa première réunion au cours de laquelle il a été décliné les attributions et les missions du COSPEN. Une présentation du CTNPEN a été faite aux membres de ce       comité pour que chacun ait une idée du travail réalisé.

Hassane Daouda(onep)

24 janvier 2017
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le mardi, 24 janvier 2017 06:49