vendredi, 27 janvier 2017 04:33

Point de presse du président de la HALCIA sur le classement 2016 de Tranparency International et la promulgation de loi de la HALCIA

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Issoufou Boureima Halcia‘’Le classement de l’année 2016 a été fait sur une base de données tout à fait différentes de celles des années antérieures’’, a déclaré M. Issoufou Boureima.  

Le président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA), M. Issoufou Boureima, a animé hier un point de presse relatif à la publication, mercredi dernier, du classement annuel de Transparency International qui a classé le Niger 101ème sur 177 pays, avec une moyenne de 35 points, et la promulgation de la loi qui donne le plein pouvoir à la Haute Autorité adoptée le 28 novembre 2016, promulguée et publiée respectivement le 06 et le 23 décembre dernier. Une loi qui rend la structure beaucoup plus efficace.

Dans ses propos liminaires, le président de la HALCIA a indiqué qu’au titre du classement par points, le Niger a gagné 1 point : de 34 points en 2015, il est monté à 35 points en 2016; au titre du classement par rang, notre pays a perdu 2 places : de la 99ème place en 2015, il est classé à la 101ème place en 2016.

A la question de savoir si notre pays a avancé ou régressé, M. Issoufou Boureima a affirmé que le Niger garde toujours le cap en matière de lutte contre la corruption, car au niveau de la moyenne, ‘’nous avons eu un point de plus par rapport à l’année passée’’, et au niveau du classement, il a fait comprendre que ‘’le Niger a certes été classé 99ème, mais c’était sur 168 pays en 2015, tandis qu’en 2016, il est 101ème sur 177 Pays. ‘’Au niveau de la CEDEAO, notre pays avait occupé la 8ème place l’an passé, et la 7ème cette année ; au niveau de l’Afrique, nous étions à la 19ème place l’an passé et à la 15ème place cette année’’, a-t-il ajouté. Pour expliquer le processus du classement, la stratégie adoptée et ce qu’il faut comprendre du phénomène de la corruption, Transparency International a publié les notes dans lesquelles elle fait ressortir que la corruption est devenue une préoccupation majeure du 21ème siècle qui gangrène tous les pays du monde et ce qu’il faut faire comme actions pour lutter contre ce fléau dans le monde.

S’agissant de la loi adoptée, ‘’nulle part en Afrique, on n’aura une structure aussi puissante que la HALCIA qui est en train de subir une mue du fait de l’adoption de cette loi. La mue, c’est le renforcement de la puissance de la HALCIA qui, d’ailleurs même régie par le décret applicable jusqu’ici, avait fait montre de beaucoup d’efforts et a pu, non seulement doter le Niger d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption qui est un document important en ce qu’il contient la réflexion sur la riposte appropriée au phénomène, mais également cette loi qui consacre cette stratégie contient un certain nombres de choses qui sont de nature à renforcer la structure et à la rendre beaucoup plus efficace’’, a indiqué le président de la HALCIA. C’est dans le cadre du renforcement des capacités de répression de la structure anti-corruption du Niger, que l’article 24 de la loi a prévu que des officiers et agents de Police Judiciaire soient placés au sein de la structure, sous les ordres du président, et qu’ils travaillent sur la base des dispositions du Code de procédure pénale. Cela veut dire que les enquêtes de la HALCIA devant être régies par les dispositions du code de procédure pénale, la HALCIA pourra maintenant procéder aux arrestations, à des mesures de garde à vue, à des perquisitions, à des saisies des biens provenant de la corruption et même des biens convertis, transformés ou dissimulés. En cela, a-t-il ajouté, la seule structure anti-corruption en Afrique de l’Ouest qui s’apparente un peu à la HALCIA est celle du Nigeria. C’est donc une avancée très significative dans le processus de combat que mène le Niger contre la corruption. ‘’Le meilleur est à venir, le classement de cette année, 101ème avec 35 points, me paraît, au regard de ce que j’ai vu dans les notes explicatives de Transparency, tout à fait normal car il est très différent du classement des années antérieures où la base de données se rapportait plus aux composantes qui concouraient aux calculs de l’indice de développement humain’’, a conclu M. Issoufou Boureima.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)

27 janvier 2017
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le vendredi, 27 janvier 2017 04:50