jeudi, 02 février 2017 13:33

Contentieux judiciaire l’Etat du Niger/Africard : Le SGG Gandou, l'art de parler sans convaincre

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Gandou Zakara 02A travers le silence assourdissant que le gouvernement avait gardé dans l’espoir que les révélations les unes plus compromettantes que les sur le contentieux judiciaires finiront par s’estomper. Mais devant la persistance des révélations qui ont montrent à quel point les princes de la renaissance nous gouvernent mal, le Secrétaire général du gouvernement, Gandou Zakara, est finalement envoyé au charbon pour tenter de noyer le poisson dans l’eau, en montrant que le confrère à l’origine des révélations n’a pas fait preuve de professionnalisme dans l’exercice du métier.

Pour le juriste Gandou Zakara, il aurait dû approcher la partie gouvernementale avant de publier la série de dossiers qui acculent profondément le gouvernement par rapport à l’affaire et aux procès auxquels elle a donné lieu. Comme si le SGG Gandou et les siens sont si ouverts pour répondre aux sollicitations des médias qu’un des membres du gouvernement avait d’ailleurs qualifié dans un passé récent de « médias ennemis » à cause de leur approche critique dans le traitement de l’information, vis-à-vis de la façon dont leur régime gère les affaires de l’Etat. Une perception qui est d’ailleurs toujours d’actualité et qui est ressortie dans l’exposé du SGG lors de sa conférence de presse réponse à notre confrère visant à éclairer l’opinion sur les contours du contentieux judiciaire opposant l’Etat du Niger et la société Africard. Une parenthèse pour rafraîchir la mémoire de Gandou : est-ce que dans les dossiers judiciaires concernant des opposants politiques, les médias qui sont proches du régime ont-ils une seule fois pris soin d’approcher les mis en cause dans les affaires pour recueillir leurs versions de faits alors même que c’est possible. Et dans nombre de cas, c’est même le pouvoir qui concocte les dossiers pour les relayer dans la presse proche de lui, afin d’atteindre des adversaires politiques à mettre aux frais. Il n’est nul besoin de citer des cas. C’est juste pour dire au SGG qu’en matière d’investigations en journalisme, le mis en cause n’est pas une source fiable parce qu’il va essayer de se blanchir dans l’affaire, il revient a journaliste de chercher ses sources en faisant tout simplement l’effort de les recouper pour ne pas donner des informations erronés. Or dans le cas le concernant, à savoir le contentieux entre l’Etat du Niger, il a clairement reconnu qu’il ne s’agit pas d’un faux dossier. La passation du contrat par le gouvernement à Africard est bien réelle. Tout comme sa résiliation unilatérale par le gouvernement au motif, qu’entre temps, de nouvelles procédures en matière de passation des marchés publics ont été élaborées par le gouvernement. Les procès à l’issue desquels l’Etat du Niger a été condamnée à dédommager Africard pour les préjudices qu’elle a subis sont bien réels. Tout comme le non dédommagement d’Africard par le gouvernement, à l’origine d’ailleurs de la saisie des biens immobiliers du Niger à Paris et aux Etats Unis dont le coût dépasse la vingtaine de milliards de francs CFA, selon les estimations. Malgré la véracité de tous ces faits qui sont les plus essentiels à savoir par les Nigériens, le SGG Gandou a martelé que dans la série de dossiers réalisés par Le Courrier sur le contentieux Etat du Niger/Africard, 95% des informations sont fausses. Il n’y a que 5% de vrai. Pourquoi alors s’agiter pour si peu, si tel est le cas comme le soutient le SGG ? Car ceux qui ont suivi l’élément de la conférence de presse de Gandou clairement ont noté une absence de sérénité dans ses propos et ses gestes. Il s’était davantage évertué à chercher à défendre le Premier ministre et lui-même, qui étaient cités dans les écrits, que démontrer leur fausseté.

Tawèye  

02 février 2017
Source : Le Monde d'Aujourd'hui                  

Dernière modification le jeudi, 02 février 2017 20:28