jeudi, 02 février 2017 13:34

Brigi Rafini nous écrit… et piétine, à nouveau la loi, notamment l'Ordonnance 2010-035 du 4 juin 2010 portant régime de la liberté de la presse en son article 40

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Brigi Rafini Africard NigerMalgré les documents de preuve qui l'accablent et le point de presse de Gandou Zakara, qui n'a manifestement servi qu'à enfoncer un peu plus son supérieur hiérarchique, Brigi Rafini s'est cru en devoir de nous adresser un droit de réponse. Un droit de réponse, cependant, qui n'apporte rien pour dégager sa responsabilité dans ce scandale. Il n'a ni apporter la preuve que l'arrêt de la Cour d'Etat est faux ni démontrer que Mohamed Moussa ne lui a pas notifié le compromis trouvé avec Africard, encore moins qu'il a instruit Gandou Zakara aux fins de retirer le dossier des mains du ministre de l'Intérieur de l'époque ; ce que celui-ci a fait par lettre n° 000446/SGGG/DGL/CE du 09 juillet 2012.

Il n'a rien à dire non plus à propos de l'accord amiable, signé le 30 juillet 2016, par lequel le gouvernement de Brigi Rafini compromettait les intérêts stratégiques du Niger en acceptant de renoncer à toute immunité d'exécution. Cette mission, il faut le souligner, a été conduite par Saïdou Sidibé, ancien ministre des Finances et Gandou Zakara, l'homme qui a agité du vent le samedi 28 janvier 2017, pour, soi-disant apporter la preuve que les informations du Courrier seraient fausses à 95%. Brigi Rafini nous écrit, mais curieuse démarche d'un homme qui se dit clean et que Gandou présente comme quelqu'un qui serait particulièrement attaché aux principes de la liberté de la presse, il choisit de faire paraître son droit de réponse dans les colonnes de certains journaux de la Place et bien avant la parution du Courrier. Il viole de ce fait la loi - ce n'est pas surprenant - notamment l'Ordonnance 2010-035 du 4 juin 2010 portant régime de la liberté de la presse qui dispose, en son article 40, que " Le droit de réponse ou de rectification s'exerce uniquement et strictement dans l'organe ayant publié ou diffusé l'information contestée. Il est interdit à tout organe de publier ou de diffuser un droit de réponse ou de rectification concernant un confrère même contre paiement du demandeur sous peine de paiement d'une amende de 250 000 à 500 000 FCFA et sans préjudice de dommages et intérêts auxquels peut prétendre le confrère ". Or, le service de presse du Cabinet du Premier ministre a payé pour l'insertion de ce droit de réponse dans les organes de la place, en raison de 100 000 FCFA par journal. Une disposition légale qui, on le voit, a été également violée par des confrères. Les lecteurs comprendront sans doute que Brigi Rafini a tout, notamment le pouvoir, sauf des arguments à opposer au Courrier. Néanmoins, nous publions son droit de réponse afin que les opinions nationale et internationale aient tout loisir de le confronter aux pièces à conviction qui l'incriminent. Le Courrier tient à dire qu'il n'y a ni haine ni acharnement dans son travail. Il ne fait que son travail d'informer, loin des préoccupations d'argent qui semblent avoir aveuglé certains. Il le fait au nom des intérêts du Niger et de son peuple et poursuivra cette mission, sans atermoiements et sans faiblesse. Que le responsable principal de cette affaire s'appelle Brigi Rafini est un pur hasard et Le Courrier n'y attache aucune espèce d'importance. Notre objectif, c'est d'informer et nous le faisons avec beaucoup d'abnégation. Peut-être décrocherions-nous, lors du 59e anniversaire de la République qui aura lieu à Tahoua, une décoration pour éminents services rendus à la nation ?

La Rédaction

02 février 2017
Source : Le Courrier

Dernière modification le jeudi, 02 février 2017 21:07