vendredi, 03 février 2017 06:44

Conférence de presse de la présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA) et du directeur Division Afrique de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA)

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La présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA), Dr Zeinabou Mindaoudou, et le directeur Division Afrique de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), M. Shaukat Abdulrazak, ont co-animé mercredi dernier une conférence de presse relativement à la mission de travail de trois jours que M. Shaukat a effectué dans notre pays.

A l’entame de ses propos, M. Shaukat Abdulrazak a indiqué qu’il est venu au Niger pour rencontrer les autorités nigériennes afin d’échanger sur la coopération technique entre le Gouvernement du Niger et l’AIEA. A cet effet, il a noté que notre pays participe aux différents projets nationaux, régionaux et inter-régionaux en vue de lui permettre de tirer un maximum de bénéfices de l’utilisation pacifique de la science et de la technologie nucléaire. Il a rappelé qu’au cours de ces dernières années, l’AIEA a appuyé le Gouvernement du Niger à hauteur d’environ 5 millions d’euros dans différents projets de développement socio-économique, et a renforcé ses capacités dans l’utilisation pacifique de la science et de la technologie nucléaires, notamment dans les domaines de la santé, de l’énergie, de la gestion des ressources en eau, de la sécurité alimentaire, etc.

M. Shaukat Abdulrazak s’est félicité de la gratitude du Gouvernement nigérien à l’endroit de l’AIEA pour les efforts que cette Agence est en train de déployer notamment dans le cadre de la révision de la loi sur le nucléaire et la mise en place du centre de radio thérapie afin de mieux traiter les malades souffrant de cancer au Niger. Cette institution, a-t-il dit, travaille également avec le Gouvernement du Niger afin de l’aider à mieux traiter les questions relatives à la sécurité alimentaire, à développer une nouvelle variété de sésame, à résoudre le problème de la pollution relative à l’inspiration de l’uranium dans les zones uranifères, et à lutter contre la malnutrition.

En outre, tous ces domaines évoqués font l’objet d’une analyse dans le cadre d’un document stratégique de planification signé entre le Gouvernement du Niger et l’AIEA, a indiqué M. Shaukat, qui précise par ailleurs que l’utilisation pacifique de la technologie nucléaire vient en complément à l’utilisation de la technique conventionnelle. A titre illustratif, il a cité entre autres l’utilisation de l’hydrologie isotopique qui sert à rassembler des données permettant aux décideurs d’apprécier la quantité d’eau disponible dans un pays. Il a également parlé de résistance de la technique des insectes stériles qui est une technique permettant de diminuer la population d’insectes et ayant permis de lutter contre la prévalence de la mouche tsé-tsé dans certains pays africains.

Le directeur Division Afrique de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) a souligné que l’AIEA travaille avec 45 pays en Afrique. Parmi ces pays, qui participent au programme de coopération technique de l’AIEA, 26 sont inscrits dans la catégorie de pays en voie de développement et nécessitent une attention particulière en termes de développement des ressources humaines et de renforcement des infrastructures d’accompagnement. Le Niger fait partie de ces 26 pays a-t-il indiqué.

Au nombre des projets importants appuyés au Niger, il a cité la mise en place de Centre de Radio Thérapie qui aidera à traiter les malades du cancer. C’est un engagement de l’Etat du Niger qui voudrait voir que les malades du cancer soient totalement pris en charge ici sur place, a-t-il confié. Il a ensuite rappelé que l’AIEA a apporté au Niger un appui en kits dans le cadre de la lutte contre   le virus Ebola lors de cette pandémie dans certains pays africains.

Répondant à la question sur l’électro nucléaire, la présidente de la Haute Autorité Nigérienne à l’Energie Atomique (HANEA), Dr Zeinabou Mindaoudou, a rappelé que le programme électro nucléaire est complexe. En effet, a-t-elle indiqué, pour s’assurer que les pays ont mis tout en œuvre afin de réussir le programme, l’AIEA a développé des procédures en trois phases dont chacune comprend 19 infrastructures à respecter. C’est ainsi que, pour répondre aux normes internationales, un cadre législatif, institutionnel et réglementaire a été mis en place dans notre pays, suivie de la création de la HANEA et de celle de l’Autorité de régulation. Dr Zeinabou Mindaoudou a indiqué qu’il a aussi été mis en place un comité qui va prendre en charge et coordonner tous les projets du Programme électro nucléaire pendant les deux premières phases. Elle s’est enfin appesantie sur les mesures qui sont en train d’être prises afin d’assurer efficacement la poursuite des activités entreprises par notre pays pour atteindre son objectif en matière de programme électro nucléaire.

Laouali Souleymane(onep)

03 février 2017
Source : http://lesahel.org/