mercredi, 08 février 2017 06:32

Rencontre entre le ministre en charge du Développement Communautaire et les structures faitières des ONG et Associations du développement : Pour une synergie d’actions entre l’Etat et ses partenaires

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Le ministre du Développement Communautaire et de l’Aménagement du Territoire M. Amani Abdou, a présidé hier matin, dans la salle de réunions dudit ministère, une rencontre de prise de contact avec les structures faitières des Organisations Non Gouvernementales et les Associations de développement. Cette rencontre à laquelle ont pris part le ministre des Enseignements Secondaires et celui de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes vise essentiellement à informer les ONG et associations du développement, des attentes du ministère de tutelle et à améliorer continuellement le partenariat au bénéfice des populations locales. Elle se veut aussi un cadre d’échange et de dialogue entre les deux partenaires d’autre part.

Dès l’entame de ses propos au cours de cette rencontre, le ministre du Développement Communautaire et de l’Aménagement du Territoire M. Amani Abdou a précisé que parmi les attributions conférées au ministère du Développement Communautaire, figurent la coordination des actions de développement aux niveaux régional et local, le renforcement des capacités des collectivités locales et des organisations communautaires de base, l'exercice de la tutelle des Organisations Non Gouvernementales et Associations de développement, le contrôle et le suivi des activités des Organisations Non Gouvernementales et Associations de développement. Pour atteindre ces objectifs, a dit le ministre, il est extrêmement important de maintenir des relations de partenariat saines basées sur le respect des lois et règlements du Pays.

En effet, le processus de démocratisation déclenché à la veille de la Conférence Nationale Souveraine tenue en 1991 a favorisé l'émergence du mouvement associatif nigérien au sein duquel les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et les Associations de Développement (AD) jouent un rôle de premier plan. A travers leur mission fondamentale, ces organisations offrent aux populations nécessiteuses des appuis multiformes en vue de l'amélioration de leurs conditions de vie. A titre illustratif, sur la base de l'exploitation de rapports transmis au ministère du Développement Communautaire par 263 ONG/AD sur les 2658 reconnues soit 10% au titre de l'année 2015, il ressort qu’environ 75 milliards de francs CFA ont été investis au profit de nos vaillantes communautés de base ; environ 2045 travailleurs permanents ont été employés.

C’est dire que 90% des ONG/AD n'ont pas transmis leurs rapports, ce qui assurément prouve une insuffisance de réelle visibilité et soulève avec plus d'acuité le problème de la maîtrise de leurs interventions, a relevé le ministre Amani Abdou. « Nous apprécions, à sa juste valeur, le rôle joué par les ONG/AD aux côtés de l'Etat dans la promotion du bien-être collectif, malgré certaines difficultés que rencontrent les ONG/AD nationales. Néanmoins cela ne doit pas faire perdre de vue que celles-ci ont des devoirs et des exigences institutionnelles et légales auxquelles elles doivent se soumettre. A ce niveau, des constats d'insuffisances se dégagent quant au fonctionnement adéquat des relations entre les ONG/AD et l'Etat, en général et la tutelle, en particulier » a déclaré le ministre. On peut citer entre autres la difficulté de maîtrise des interventions des ONG/AD du fait du non-respect par certaines d'entre elles du protocole d'accord type et/ou protocole de mise en exécution, mais aussi de la non fiabilité des informations fournies ; le développement de certaines mauvaises pratiques affectant négativement   le   secteur dû à la flexibilité   de   l'Etat   dans l'application des textes et des mesures de contrôle ; le déficit de gouvernance interne tel que le non-respect des textes nationaux mais aussi des dispositions statutaires propres, notamment la persistance des organes dont la durée du mandat est largement dépassée, entraînant des risques de compromission, à terme, de crédibilité et de la survie de ce modèle d'organisations comme partenaires au développement ; l'absence d'une structure des ONG/AD réellement fédérative à l'échelle nationale.

Ce qui affaiblit la concertation et l'unité d'action sur des questions susceptibles de   faire l'objet de consensus dispersant ainsi les efforts de l'Etat. Face à cette situation, le ministère du Développement Communautaire entend promouvoir une nouvelle ère de partenariat entre l'Etat et les ONG en vue de la promotion d'un mouvement d'ONG/AD de plus performant. M. Amani Abdou devait ensuite réaffirmer l’engagement de l’Etat à poursuivre l'octroi des avantages légaux aux ONG/AD afin de renforcer leur participation dans la mise en œuvre des politiques publiques inscrites dans le programme de la renaissance. « En contrepartie, l’Etat à travers le ministère exigera de ces structures plus de visibilité, de transparence et d'efficacité dans leur fonctionnement et leurs interventions » a-t-il précisé. Quant au ministre en charge des Enseignements Secondaires et celui de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes, ils ont salué la tenue de cette rencontre avant d’inviter l’ensemble des structures faitières des ONG et Associations de développement de rendre compte de leurs actions qui sont complémentaires à celles du gouvernement.

Hassane Daouda(onep)

08 février 2017
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le mercredi, 08 février 2017 06:53