mardi, 14 février 2017 06:55

Atelier régional de formation sur les mesures de sauvegardes environnementales et sociales : La gestion efficace des crises pastorales dans les zones d’intervention du PRAPS au menu de la rencontre

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Le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage M. Abouba Saidou a présidé, hier matin à Niamey, un atelier régional de formation sur les mesures de sauvegardes environnementales et sociales. Cet atelier qui est organisé par le projet Régional d’Appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) regroupe des participants venus de six pays engagés dans la mise en œuvre de ce grand projet. Il s’agit du Niger, du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal, de la Mauritanie et du Tchad.

Le PRAPS a pour objectif d’améliorer l'accès à des moyens et services de production essentiels et aux marchés pour les pasteurs et agro-pasteurs dans des zones transfrontalières et le long des axes de transhumance des six (6) pays Sahéliens et d’améliorer la capacité de ces pays à répondre à temps et de manière efficace en cas de crises pastorales ou d'urgence. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants de la Banque Mondiale et du Comité Inter Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) ; du coordonnateur national du PRAPS et de plusieurs invités.

Pendant trois jours, les participants à cet atelier vont échanger, discuter et partager leurs expériences sur les mesures de sauvegardes environnementales et sociales en matière d’élevage pastoral. La rencontre de Niamey devrait permettre aux participants de renforcer leurs capacités sur la mise en œuvre pratique, réaliste et pragmatique des instruments de sauvegarde, adaptée au cas du PRAPS. Ce dernier est un excellent outil de développement pastoral, en général et de promotion du pastoralisme, en particulier. En ouvrant les travaux de cet atelier, le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a précisé que le PRAPS est dans sa phase d'opérationnalisation et de démarrage effectif de ses activités sur le terrain et cela sous la bonne guidance et l'appui technique et managérial du Comité Inter Etat de lutte Contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS). Pour l'essentiel, a dit M. Abouba Saidou, ces activités sous-entendent et exigent la prise en compte des politiques, réglementations et normes nationales et internationales en matière de sauvegardes environnementales et sociales. Et, la formation objet de la présente cérémonie est ainsi programmée, pour assurer cette prise en compte, toute chose pour laquelle les autorités actuelles du Niger attachent du prix. Concernant le PRAPS, la priorité fixée à tous les pays pour 2017 est la réalisation des premières infrastructures pastorales, sous forme de réhabilitation et/ou de construction d'ouvrages et aménagements pastoraux avec une place de choix à la conduite préalable d'un processus participatif d'établissement d'accords sociaux entre les communautés de façon à garantir l'adhésion de tous à l'exploitation durable des infrastructures. Pour le cas précis du Niger, des dispositions ont été déjà été prises avec les premières activités sur le terrain dont entre autres la vaccination du cheptel, le processus de réalisation des bandes pare-feu, les Termes de Référence (TDR) relatifs au recrutement d'un cabinet d'étude pour la construction des 15 postes départementaux et de 10 postes communaux frontaliers. C’est dans cette optique que le Niger a récemment bénéficié d'un appui d'une consultante de la Banque Mondiale pour une formation de deux jours en mesures de sauvegardes environnementales et sociales de l'UCP, a ajouté le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage. Par ailleurs, l'importance du sujet a toujours été rappelée et à chaque occasion, la Banque mondiale a mis l'accent sur le respect scrupuleux des aspects de sauvegardes environnementales et sociales dans la conduite des activités sur le terrain. M. Abouba Saidou s’est dit convaincu que les participants vont mener des réflexions fructueuses dignes de l'expérience de chacun d’eux.

Auparavant, le représentant de la Banque Mondiale M. Abdoul-wahab Seyni a indiqué que les politiques de sauvegardes environnementales et sociales de la Banque Mondiale sont des dispositions que les pays et la Banque prennent ensemble pour s’assurer que tous les investissements , les projets et programmes finances aient le minimum d’impact possible sur le plan environnemental et social. En effet, le présent atelier devrait déboucher sur une feuille de route qui permettra à l’ensemble des pays de gérer efficacement toutes les activités et tous les impacts qui seront potentiellement générés par les projets et programmes financés par la Banque Mondiale. C’est pourquoi, M. Abdoul-wahab Seyni a demandé aux participants d’être assidus par rapport aux préoccupations qui sont les leurs dans la mesure où chaque pays à ses contraintes et ses spécificités.

Hassane Daouda(onep)

13 février 2017
Source : http://lesahel.org/