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Fissures dans la muraille rose : Vers une mise en quarantaine du camarade Bazoum ?

Fissures dans la muraille rose Vers une mise en quarantaine du camarade Bazoum ?Des confrères l’avaient écrit dans plusieurs de leurs parutions. Une méchante fâcherie envenimerait les rapports entre le chef de l’État, Issoufou Mahamadou, et le camarade Mohamed Bazoum. S’achemine-t-on vers la mise en quarantaine du président du parti présidentiel ?

Selon diverses sources, après plus de deux décennies d’existence, le PndsTarayya connaîtrait ses premières lézardes. Ce couac dans la roseraie aurait pour principaux protagonistes le président de la République,Issoufou Mahamadou,et Bazoum Mohamed, fidèle parmi les fidèles lieutenants. Comment en est-on arrivé là ? Cette discorde naissante aurait pour cause, entre autres, le passage de témoin à la tête du parti présidentiel. En termes clairs, le différend porterait sur qui bénéficierait de la caution et du soutien du camarade Issoufou. Qui succèdera au grand timonier ? Toute la question est là. Ou plutôt, c’est là que se trouverait la boîte de Pandore. Partant de l’engagement pris par le chef de l’État de se retirer aux termes de son second et dernier mandat constitutionnel, une implacable lutte de positionnement dans l’optique de la présidentielle de 2021, opposerait Bazoum Mohamed aux présumés ‘’favoris’’ d’Issoufou Mahamadou.

Le paroxysme de cette tension serait atteint ces dernières semaines. Et selon de nombreux observateurs, les bisbilles longtemps contenues ont apparu au grand jour à l’occasion de la fête de l’Aïd el fitr.

En cette circonstance, Bazoum Mohamed aurait fait montre de très peu de civilité à l’endroit du président de la République. Le ministre de l’Intérieur aurait eu l’outrecuidance de ne pas se lever à l’arrivée du magistrat suprême lors d’une cérémonie officielle au palais présidentiel. À en croire des sources au parfum de la cuisine interne des camarades, une réunion aurait été convoquée dans la foulée pour décider de la réponse à donner à ce ‘’crime de lèse-majesté’’ qu’aurait commis Bazoum Mohamed. Si d’aventure cette version est avérée, il est à craindre pour la survie politique de ce dernier. Car, aussi éminent soit-il dans la nomenklatura rose, Bazoum Mohamed ne pourra pas résister si tant est que la décision de l’éjecter devenait une priorité pour l’instance dirigeante du PndsTarayya. Longtemps, les Tarayyistes se sont vantés de l’unité inébranlable qui ferait le ciment de leur parti. Néanmoins, cette discipline ne peut durer indéfiniment. Inévitablement, il y aurait une période de friction, de brouille. Ce moment est peut-être arrivé. Du moins, de nombreux analystes le soupçonnent.

Après tout, le PndsTarayya est une œuvre humaine, donc susceptible de s’abimer d’un instant à un autre. Si la mise en quarantaine du camarade Bazoum Mohamed venait à se confirmer, cela risquerait fort de faire l’effet d’une bombe au sein de la bâtisse rose. Après avoir concassé les partis politiques adverses, les camarades commenceraient à se bouffer le nez comme on dit. À suivre…

07 juilet 2017
Source : Le Courrier

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Politique