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Lutte contre le terrorisme : La mise en garde contre les commerçants complices de Boko Haram

LUTTE CONTRE LE TERRORISME : La mise en garde contre les commerçants complices de Boko HaramLes autorités de la région de Diffa ont fait une mise en garde contre les commerçants qui fournissent en cachette des vivres au groupe terroriste Boko Haram. Lesdites autorités ont mis en exergue la nécessité de mettre fin à une telle pratique qui déstabilise la région, et perpétue l’insécurité.

Les autorités régionales ont averti que cet avertissement constitue le dernier à l’endroit de ces ennemis de la nation. Sur les ondes de Télé Sahel, les autorités locales ont tenu des propos sans équivoque par rapport à leur détermination à mettre fin à la pratique : « Nous avons constaté que de plus en plus de gens sont en train d'entretenir le commerce avec notre ennemi qui est Boko Haram (...) Nous avons pris la décision qu'à partir d'aujourd'hui, il va falloir arrêter cela », a notamment prévenu le Gouverneur de la région Mahamadou Laoualy Dandano, au cours d'une réunion avec les opérateurs économiques locaux. Les responsables militaires engagés dans des opérations contre Boko Haram étaient également présents à cette réunion qui visait à mettre « les points sur les I ». A cette assemblée était aussi présents, des chefs militaires engagés dans le combat contre Boko Haram. Le Gouverneur de la région, très fâché relativement au comportement de certains commerçants de son entité administrative, a tenu à mettre les commerçants devant leur responsabilité en ces termes : « nous leur avons clairement expliqué qu'il n'y a pas de différence entre un élément de Boko Haram et quelqu'un qui fait du commerce avec Boko Haram... Le message est passé. Dorénavant le même traitement infligé à Boko Haram sera réservé à ceux qui commercent avec lui ».

Selon les autorités régionales, la persistance de ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur « risque de compromettre tous les efforts consentis dans la lutte contre Boko Haram ».

Selon le journal La Tribune Afrique, une source qui s'est confiée à l'AFP, a souligné que les commerçants « stockent des vivres dans la broussaille », tout près de la frontière et « la nuit les éléments de Boko viennent les chercher » en « déposant de l'argent au même endroit ». Ils réussissent ainsi à contourner l'état d'urgence, le couvre-feu, les interdictions (partielles ou totales) du commerce du poisson et des poivrons et des ventes de carburant et d'engrais. Selon La Tribune Afrique, ces commerçants qui ravitaillent les islamistes nigérians basés de l'autre côté de la frontière ne sont pas tous inconnus des autorités nigériennes. « Des gens ont été formellement identifiés, mais on leur laisse une dernière chance pour se ressaisir », a déclaré un élu local.

Ce dernier développement de la situation sécuritaire intervient alors qu’au moins quatre membres du groupe terroriste Boko Haram ont été abattus vendredi dernier par les forces de défense et de sécurité lors d'affrontements à Korongole, dans le lit du lac Tchad (près de la frontière avec le Nigeria). Six militaires nigériens ont été blessés lors des affrontements. Les FDS ont également récupéré une importante quantité d'armes et de munitions. L’armée poursuit actuellement son opération de ratissage afin de mettre hors d’état de nuire les éventuels éléments terroristes.

Garé

03 octobre 2017
Source :La Nation

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Politique