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« TAYI TAWRI », va nous tuer !

« TAYI TAWRI », va nous tuer !Madame Issia va au marché et revient toute furax : « ça ne va pas chéri !!!. Nous sommes dans quel pays ? Tous les prix des denrées ont augmenté. Le panier de la ménagère est-il le cadet des soucis de ces Guristes ? Au Grand Marché, chez Houdou Inoussa où le peuple trouve peu ou prou son compte, là-bas aussi les prix ont grimpé. Le Guri Dai dai, say lokatchi, c’est du vampire in fine. Le coup de gueule de Madame Issia est légitime. Ceux qui vivent honnêtement de leur travail et de leurs salaires, partageront son dé- sarroi existentiel. Nous avons cru à ses camarades socialistes, et regardez de quelle manière inhumaine, ils traitent leurs concitoyens ? Au Niger, nous savons tous que quand le panier de la ménagère va mal, c’est le pays en général qui va Mal. Depuis que Bolloré est au Niger, le mal être, l’existence minimale des Nigériens s’est incommensurablement dégradée. Si on laisse faire, si chacun reste dans son coin à implorer le Ciel, ou à claironner : « Kalla Sourou ! », c’est inéluctablement la mort de chacun et de tous. Le Vrai peuple doit se ré- veiller, le Vrai peuple qui souffre doit arrêter cette descente aux enfers. Un peuple qui ne se lève pas pour défendre sa dignité, pour défendre son droit au bonheur, est un peuple qui a choisi « volontairement » sa propre servitude.

Il y a eu un moment, notamment durant la Renaissance acte I, des cris de cœur ici et là pour fustiger cette réalité du Tayi Tawri que le Président Issoufou Mahamadou a balayé d’un revers de la main. Aujourd’hui, il ne peut plus se voiler la face : son peuple est de plain-pied dans la souffrance de Sisyphe : TAYI TAWRI c’est trop ! Il faut ne peut plus dire qu’il y a un « mieux être » au Niger. Un Président de la République qui méprise les réalités existentielles de son pays, n’est pas digne de gouverner. C’est truisme, qu’au Niger, depuis ces deux Renaissances méphistophéliques, il n’ya que les voleurs et autres trafiquants à la solde du gurisme qui jouissent de leurs biens mal acquis, qui narguent leurs concitoyens, qui envoient leurs enfants à l’étranger pour étudier, qui se font soigner à l’étranger, pendant que nos hôpitaux, nos écoles et Universités sont des conditions déplorables aux antipodes de ce que les intellectuels du XVIIe siècle appellent « La Renaissance ». Le gurisme et son Gourou ont perverti la quintessence à la fois du socialisme et de la Renaissance. Intellectuellement, ce sont des tartufes politiques. Ils ont trahi les idéaux, et trahi leur peuple.

Pour tout observateur extérieur, le Niger de Mahamadou Issoufou, ne devrait pas être dans cet état pitoyable. Tayi Tawri est incompatible avec tout ce qu’il clame à l’extérieur : un Niger Emergent, une Renaissance acte II, etc. En lieu et place de tout son tapage, c’est la vie cruelle, la misère noire, et de plus en plus l’insé- curité qui est devenue le lot quotidien de nos FDS.

Pour un Président réélu avec + 92% des suffrages au second tour, qui dispose d’une majorité au parlement, et pour corser le tout, qui a pu arrimer (rallier) le grand Baobab de Seini Oumarou sur sa Navette Guri, en toute logique, les nigériens et le monde entier s’attendaient à une bonne gouvernance comme au Rwanda de Paul Kagamé. Mieux, comme lui-même aime s’identifier au Kalif Oumar Cattab, c’était l’occasion pour bien réussir et rentrer dans l’histoire par la grande porte. Mais au constat : c’est l’apologie du pourri sur fumier de décadence. Une Mal Gouvernance qui a enfoncé le Tayi Tawri, qui a occasionné un schisme entre les Nigériens devenus hyper misérables (les commerçants, les étudiants, les enseignants, les mé- decins, etc.), et les Renaissants : les nouveaux riches. Ces nouveaux riches snobent sur le Tayi tawri, car ils ont suffisamment volé l’Etat du Niger. La preuve est donnée par toutes ces villas qui poussent du sol, tels des champignons.

Selon l’ex opposition sous l’égide de Seini Oumarou, si on est arrivé à ce stade cruel du Tayi Tawri, c’est parce que les « Autres » (leurs adversaires d’antan = les guristes) ne partagent pas, ne partagent plus avec les autres. Or, il faut écouter la sagesse : « Qui mange seul, s’étrangle seul » (Proverbe arabe). Continuez allègrement le Vol, si tant est que Gouverner un Etat = Voler ! Paul Kagamé a montré qu’il est possible de penser d’abord à gouverner pour son peuple. Mais au Niger, les « Autres », n’ont cure du Peuple. Apprenez, Ô « Nobles Dirigeants ! » à partagez avec vos frères, même si c’est de « l’illicite licite ». C’est le remède politique pour prévenir une mort subite. En attendant cette ascèse politique : TAYI TAWRI, va nous tuer !

Mika

06 octobre 2017
Source : L' Actualité

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Politique