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Le Niger s’apprête à extrader le rebelle tchadien Mahamat Hassan Boulmaye

Soldats tchadiens devant le tribunal de Ndjamena (image d’archive 2007)Soldats tchadiens devant le tribunal de Ndjamena (image d’archive 2007)Selon des sources concordantes, Mahamat Hassan Boulmaye, le secrétaire général du Conseil du commandement militaire pour le salut de la République (CCSMR), un mouvement rebelle qui s'oppose au régime tchadien d'Idriss Deby, a été arrêté avec d'autres rebelles alors qu'il se trouvait aux environs d'Agadez au Niger. Ces rebelles devraient être bientôt extradés au Tchad.

Longtemps basé dans le sud-libyen, le CCSMR a dû se redéployer suite à l'arrivée dans cette zone, l'été dernier, des forces du général Khalifa Haftar. Il s‘est alors replié vers la bande d'Ouzou, au nord du Tchad, près de la frontière libyenne.

Mais c'est près d'Agadez, au nord du Niger, que Mahamat Hassan Boulmaye et son porte-parole, Ahmat Yacoub Adam, ont été arrêtés, affirment des sources tchadienne et nigérienne, sans préciser la date de cette interpellation. « Les rebelles capturés au Niger seront livrés au Tchad dans les jours à venir », précise la source tchadienne. « Nous sommes en train de constituer un dossier », ajoute-t-elle. Un accord de coordination judiciaire existe entre Niamey et Ndjamena, dont la coopération s'est encore renforcée, ces dernières années, notamment dans le domaine de la lutte antiterroriste au Sahel.

Le Tchad reproche à Hassan Boulmaye « beaucoup de choses », affirme notre source, sans plus de précision. Par le passé, Ndjamena, qui refuse de parler de rébellion, a accusé le mouvement de recevoir l'argent du Qatar et de se livrer à des trafics en tous genres. Mais en aout dernier, le CCSMR avait revendiqué un attentat qui avait couté la vie à plus de 12 soldats tchadiens.

En Libye, le groupe de Hassan Boulmaye est accusé d'être mercenaire pour le compte des extrémistes. En juin dernier, un panel d'expert sur la Libye avait fourni un rapport à l'ONU. Il confirme l'implication des « mercenaires tchadiens et soudanais » dans des activités criminelles comprenant le trafic d'êtres humains, et des drogues. En janvier dernier, le Tchad avait annoncé la fermeture de ses frontières avec la Libye à cause des trafics. Quelques semaines après, un passage humanitaire a été rouvert.

 19 octobre 2017
Source : http://www.rfi.fr/afrique/

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