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Trahison politique : le PNDS poignarde le MNSD dans le dos

Trahison politique : le PNDS poignarde le MNSD dans le dosL’information vient du président du FRDDR, Front pour la restauration de la démocratie et la défense de la Ré- publique, Amadou Ali Djibo dit Max. dimanche dernier, lors d’une conférence de presse, le patron de la coalition de l’opposition a déclaré ceci : « parait-il que dans les négociations souterraines, une place aurait été concédée à un des grands partis (alliés) qui, hier, s’est rendu compte qu’il est floué. Parce qu’on lui a proposé la vice-présidence et il ne l’a pas eu. Donc la trahison commence déjà dans la répartition des postes au niveau, déjà, de la vice-présidence donc il n’est pas garanti qu’au niveau des trois (ndlr, représentants de la majorité) il puisse avoir un (1). »

Même si Max n’a pas nommé le parti de Seïni Oumarou, il suffit de recouper cette info avec le refus du pouvoir d’accorder la vice-présidence de la CENI au Dr Amadou Boubacar Hassane pour comprendre qu’il s’agit bel et bien du MNSD-Nassara.

La question est : la majorité peut-elle ignorer les instructions du Président Issoufou si celui-ci demandait de « remettre » la vice-présidence de la CENI à son allié Seïni ? Impossible ! Au stade actuel des choses nul, dans les entrailles du PNDS-Tarayya, ne peut oser braver les directives du président de la République, s’il les donnait, évidemment. De-là, il est aisé de déduire que Seïni Oumarou est floué par Issoufou Mahamadou dont il est le Haut représentant. Finalement, donc, le président de la République ne veut pas se faire « hautement » représenter en matière électorale par son Haut représentant. Là, il préfère de loin de la haute représentation des militants de son parti, le PNDS-Tarayya. On ne sait jamais, histoire d’alliance politique au Niger, ça change de direction autant que le vent.

Le principal enseignement de cette trahison est qu’en vérité, la Renaissance n’a besoin du MNSD-Nassara que pour amuser la galerie en contrepartie des 500 millions correspondant au budget annuel du Haut représentant et les quelques portefeuilles ministériels. Mais à condition que l’allié reste dans son coin sans aspirer à des responsabilités susceptibles d’influer sur la gouvernance ou les questions électorales. Sur ce dernier point, le PNDS ne veut pas d’alliés, il veut rester seul maître à bord du bateau électoral. Seul gage pour lui de maintenir le pouvoir pendant les décennies à venir. C’est une preuve supplémentaire que le parti au pouvoir vient de donner quant à sa volonté de tenir à bonne distance de la gestion du processus électoral tous les yeux et toutes les oreilles qui ne lui sont pas totalement et indéfiniment, corps et âmes, dévoués.

21 octobre 2017
Source : L'Eclosion

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