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Poursuite des travaux en séance plénière à l’Assemblée nationale : Quatre membres du gouvernement interpellés par les députés sur des questions d’actualité

Poursuite des travaux en séance plénière à l’Assemblée nationale : Quatre membres du gouvernement interpellés par les députés sur des questions d’actualitéLes travaux en séance plénière de la 2ème session ordinaire au titre de l’année 2017, dite session budgétaire se poursuivent activement à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. La séance plénière du samedi dernier, présidée par le premier vice président de l’Assemblée Nationale M. Iro Sani, a porté sur des questions d’actualité avec l’interpellation de quatre membres du gouvernement pour répondre à des préoccupations relatives à la vie sociopolitique et économique. La séance s’est déroulée en présence du ministre chargé des Relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

Les questions d’actualités que les députés posent aux membres du gouvernement sont organisées deux samedi sur quatre. Elles sont précises et concises. Elles doivent avoir un caractère spontané et ne sont ni déposées au préalable ni publiées au journal officiel.

La première question de ce samedi 11 novembre 2017 a été adressée au ministre du commerce, M. Sadou Seydou par le député, Illiassou Amadou sur les dispositions que le gouvernement compte prendre concernant la situation de crise qui prévaut au grand marché de Niamey entre la Société de Construction et de Gestion des Marchés (SOCOGEM) et les commerçants   sur la révision des frais de loyer des boutiques.

En réponse à cette préoccupation, le ministre du commerce a tout d’abord fait la genèse de la création de la SOCOGEM qui remonte au 20 décembre 1986. Au fil des années, a-t-il dit, la société a rencontré des difficultés dans sa gestions c’est pourquoi, elle a accumulé des dettes fiscales, sociales et bancaires. Au regard de l’évolution du climat des affaires et de la situation économique sans cesse croissante la SOCOGEM prévoit la révision des prix des loyers et des ses produits.

Ainsi des propositions d’augmentations ont été faites aux commerçants qui, à leur tour les contestent et l’affaire est allée devant les juridictions nationales où la SOCOGEM a remporté la partie. Aux dernières nouvelles selon le ministre en charge du commerce, les commerçants ont fait appel et le jugement est prévu le 18 décembre 2017, un jour férié. «Nous avons demandé au syndicat et aux délégués des commerçants de voir, quelle mesure il faut prendre afin d’accorder leurs violons pour un prix consensuel et social dans l’unique intérêt du Niger parce que la SOCOGEM doit vivre et les commerçants doivent aussi faire leur commerce en toute aisance dans un Niger de paix », a dit le ministre Sadou Seydou.

Quant à la deuxième question, elle a été posée par le député Mamane Djibo à la ministre de la fonction Publique au sujet d’un concours d’intégration à la Fonction Publique qui devrait se tenir au mois d’octobre qui jusque-là traîne. La ministre en charge de la Fonction Publique, Mme Kaffa Rékiatou Christelle Jackou, qui a pris   la semaine passée, a indiqué dans sa réponse que, le processus est en cours. Seulement, c’était un problème de calendrier, son département ministériel est entrain de tout mettre en œuvre pour accomplir ses missions.  

Le député Hama Assa quant à lui avait interpellé le ministre des Mines, M. Hassane Barazé Moussa relativement à la suspension du Niger de l’ITIE. En réponse à la question du parlementaire, le ministre en charge des Mines a rappelé que l’ITIE (Initiative pour la Transparence des Industries Extractives au Niger) crée en 2002, a évolué comme une norme internationale qui vise assurer la transparence dans la gouvernance des industries extractives. L’ITIE a défini des normes de critères que tous les pays adhérents doivent respecter. Selon lui, elle est mise en œuvre dans le cadre d’un dialogue permanent entre trois acteurs à savoir, l’administration, les industries extractives et la société civile. «Le Niger a adhéré depuis mars 2005. Après la première validation de son adhésion en 2010, le Niger a régulièrement produit ses rapports d’activités. Le rapport de 2014 n’a été validé qu’en fin 2016 par l’ITIE Niger. Ce rapport porte sur l’exercice fiscal 2014 et à notre grande surprise, ce n’était pas le rapport envoyé. L’association ITIE s’est glissée dans les questions d’actualité, telle que "l’affaire de l’uraniumgate" et la plainte contre X par des acteurs de la société civile dans la même affaire », a-t-il expliqué.

Quant au ministre de l’Equipement, M. Kadi Abdoulaye, il a été interpelé par la député Mariama Manzo, sur les dispositions prises par le gouvernement dans le cadre de la réfection de deux ponts sur le tronçon de Dankassari et le délabrement de la route Dogon Doutchi-Konni. En réponse, le ministre de l’Equipement a assuré que le gouvernement est sur un grand programme de reconstruction des routes au Niger. « Nous allons reprendre la construction de la route Dogon Doutchi- Konni en 2018 et que la largeur de la route sera de huit (8) mètres au lieu de sept (7). Parce que nous avons constaté que la RN1 a besoin d’élargissement, vu le flux de trafic quotidien», a-t-il affirmé.

Seini Seydou Zakaria(onep)

13 novembre 2017
Source : http://lesahel.org/

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