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2ème Rencontre du Collectif International des acteurs du volontariat international de réciprocité : Des échanges pour relever les défis du développement

La 2ème Rencontre du Collectif International des Acteurs du Volontariat International de Réciprocité a ouvert ses travaux hier matin à Niamey, sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, SE Brigi Rafini. Issus des quatre coins du monde, les représentants des Organisations œuvrant dans le domaine du volontariat ont répondu présents en grand nombre pour échanger, débattre en vue de contribuer efficacement à la construction d’un volontariat international de réciprocité qui servira à l’atteinte de l’agenda 2030.

Le Chef du Gouvernement, SE. Brigi Rafini, a prononcé un important discours pour l’ouverture de cette rencontre. Il a rappelé que le volontariat est une immense opportunité offerte aux jeunes du Niger pour s’investir dans le développement socio-économique du pays. Le premier ministre a exprimé sa satisfaction de les savoir nombreux à faire partie de ce collectif via l’Agence Nigérienne de Volontariat pour le Développement (ANVD).

Le Coordonnateur Exécutif du Programme des Volontaires des Nations Unies a dit dans son intervention que « le potentiel que le volontariat devienne un élément important de la coopération Sud-Sud s’est accentué ces dernières années. Depuis l’émergence des programmes de volontariat, le volontariat international s’est principalement fait du Nord vers le Sud, alors que ces programmes de volontariat traditionnels ont considérablement évolué. La direction du flux de volontariat est généralement restée la même et le programme des Volontaires des Nations Unies a été le principal programme de volontariat Sud-Sud à grande échelle ».

Parlant du Niger, il a confié que de Janvier à Septembre 2017, il y’a 158 volontaires nigériens qui servent les nations unies(NU) dont 28 à l’international et 130 au Niger. Ces derniers travaillent auprès des agences des Nations Unies. La majorité de nos volontaires nationaux servent au sein du PNUD. Il a salué le système des Nations Unies et le PNUD pour tout leur soutien au développement du volontariat pour la paix et le développement au Niger. D’après lui, ces dernières années, la valeur du volontariat sud-sud a été de plus en plus reconnue et certains programmes de volontariat établis ont commencé à lancer des projets sud-sud. En parallèle, a dit le Coordonnateur, de nouveaux acteurs du volontariat sont apparus dans les pays du sud aussi grâce au soutien du système des Nations Unies. Ces nouvelles organisations ont émergé en raison d’environnements de volontariat plus favorables qui incluent de nouvelles politiques et stratégies plus ouvertes et des cadres juridiques et législatifs plus adaptés. Cela a aidé le volontariat à devenir de plus en plus omniprésent, mieux organisé et mieux gouverné dans de nombreux pays en développement. « Le volontariat est ainsi devenu une modalité établie pour relever les défis du développement national et local. Notre organisation, n’a pas hésité à s’associer à une telle initiative et ceci pour trois principales raisons », a-t-il notifié. Parlant des raisons de leur implication, le coordonnateur a dit que le volontariat et la coopération sud-sud constituent une combinaison puissante et transversale de mise en œuvre et de partenariat guidée par des principes communs de solidarité, de réciprocité, de respect et d’égalité. Les volontaires peuvent aider le monde à atteindre les Objectifs de Développement Durables en fournissant des services, en transférant des compétences et en facilitant l’appropriation par les communautés locales. Ce faisant, a dit M. Olivier Adam, ils assurent des approches participatives du développement, tout en cultivant les citoyens du monde, en modélisant et en plaidant pour des changements de comportement. Il a dit que le programme VNU s’engage à soutenir les Etats membres des Nations Unies dans leurs efforts visant à créer un environnement propice au volontariat et au placement de volontaires avec un financement accru du Gouvernement pour soutenir les initiatives nationales d’infrastructures volontaires. En outre, le programme VNU cherchera à établir des partenariats novateurs avec le secteur privé, les fondations, les institutions financières internationales et la société civile grâce à un engagement ciblé et axé sur les résultats. Il a souligné également l’importance du partenariat dans la mise en place d’une coopération sud-sud et triangulaire qui puisse véritablement profiter principalement aux pays du sud.

Le Président de France Volontaires M. Jacques Godfrain et Ma-Umba Mabiala, Directeur de l’Education et de la Jeunesse de l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF) se sont tour à tour relayés au niveau de la tribune pour apporter leurs messages d’adhésion aux différents programmes des volontaires. Ils ont réaffirmé leur volonté d’accompagner les partenaires pour le mieux - être des populations. Et, ils ont évoqué la nécessité de renforcer le partenariat avec les véritables acteurs du volontariat international de réciprocité.

Auparavant le Gouverneur de la Région de Niamey M. Zataou Ali a exprimé la joie qui l’anime d’accueillir cette importante rencontre dans sa région. Pour lui, cette rencontre est importante car Niamey a tout à gagner vue de la forte proportion des jeunes qui la composent (30%).Il a rendu un hommage mérité à ces personnes engagées dévouées et qui se mobilisent pour permettre aux jeunes de découvrir un autre environnement de travail mais aussi de s’épanouir dans un pays diffèrent des leurs.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

22 novembre 2017
SOurce : http://lesahel.org/

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