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Publication du Rapport de l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), à Dakar (Sénégal) Le Niger classé 29ème avec un score de 50,1 sur 100 points

Publication du Rapport de l'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), à Dakar (Sénégal) Le Niger classé 29ème avec un score de 50,1 sur 100 points La Fondation Mo Ibrahim a publié, le lundi 20 novembre dernier à Dakar (Sénégal), son Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG). L’indice, faut­-il le préciser, prend en compte l’évolution du dévelop­pement humain, des droits de l’homme et la sécurité. Notre pays, le Niger, classé 29ème sur 54 pays avec un total de 50,1 points sur 100.

D’une manière géné­rale, le rapport révèle que la trajec­toire de la Gouvernance globale reste positive sur le long terme (2007­2016) au niveau du continent. . « Au total, depuis 2006, on relève une amélioration de la gouvernance globale dans 37 des 54 pays africains, représentant 70% des citoyens africains.», souligne le rapport.

Néanmoins, le progrès généralement enregistré sur dix ans se ralentit au cours de la seconde partie de la décennie. Plusieurs pays ne parviennent pas à soute­nir leur progression, ou à in­ verser leur détérioration.

Des signaux d’alerte apparaissent également dans certains secteurs clé́ pour l’avenir du continent. Pour le cas précis de notre pays, le meilleur score de catégorie dans le volet ‘’Participa­tion et Droits Humains’’ avec 53,7 points. Ce volet inclut des indices comme la protection sociale, l’ensei­gnement et la santé où des améliorations sensibles ont été enregistrées.

Quant au score le plus fai­ble a été enregistré dans la catégorie ‘’Développement Economique Durable’’ avec 46,7, en dépit d’un bond de 8 points par rapport à l’in­dice précèdent. Le volet ‘’Développement Économique Durable’’, importe-­t-­il de préciser, englobe les secteurs des infrastruc­tures, de l’environnement des entreprises, de la ges­tion publique et du secteur rural. Dans le niveau sous­ catégories, le Niger a réalisé son meilleur score en Sécurité nationale (66,1), et son score le plus faible en Enseignement (32,7).

D’autre part, le rapport sou­ ligne que le Niger a pro­gressé au total en matière de Gouvernance globale au cours de la dernière décennie (tendance moyenne an­nuelle de +0,58), mais avec un ralentissement de la pro­gression sur les cinq dernières années (tendance moyenne annuelle de +0,13). « Les progrès réalisés au Niger en matière de Gouvernance globale au cours de la dernière décennie résultent de l’amélioration de trois des quatre catégories : Participation et Droits Humains (tendance moyenne annuelle de +0,44), Développement Économique Durable (ten­dance moyenne annuelle de +0,93) et Développement Humain (tendance moyenne annuelle de +0,98) », explique le Rap­ port.

Cette onzième édition de l'IIAG, précise-t-on, exa­mine plus particulièrement dans quelle mesure les tra­jectoires observées au cours des cinq dernières années (2012­2016), tant au niveau des pays que des indicateurs, confirment ou infirment les tendances structurelles de la décennie. Aussi, sur les dix années écoulées, 40 pays affichent une progression conséquente en termes de Gou­vernance globale.

La catégorie ‘’Développement humain’’ reste celle qui réalise à la fois le meilleur score et le progrès le plus marqué sur la décennie, grâce au progrès conjoint de ses trois composantes : Protection so­ciale, Enseignement et Santé. Toutefois ce progrès fléchit sur la seconde moitié de la période.

La catégorie ‘’Développement économique durable’’ est celle qui progresse le plus lentement, tant sur l’ensemble de la décennie que sur les cinq dernières années, même si la ten­dance se redresse depuis 2014.

La catégorie « Participation et droits humains » est la seule à enregistrer une accélération marginale de sa progression sur la seconde moitié de la décennie. Cette évolution générale encoura­geante masque néanmoins des trajectoires qui appel­ lent la vigilance dans cer­tains pays et pour certaines composantes de cette di­mension de la gouver­nance. De manière plus positive, le rythme de la détérioration en Sécurité et État de droit observée au cours des dix dernières années ralentit sur la seconde moitié de la décennie.

Assane Soumana

22 novembre 2017
Source : http://lesahel.org/

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