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Perquisition au siège de la société AREVA à Paris : dites à Hassoumi Massaoudou que la justice française n’a pas lâché l’affaire «Uraniumgate»

Perquisition au siège de la société AREVA à Paris Dites à Hassoumi Massaoudou que la justice française n’a pas lâché l’affaire «Uraniumgate»Selon une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) publiée par le journal français Libération, une perquisition a eu lieu, hier mardi 28 septembre, au siège de la société française Areva, relativement à l’affaire dite «Uraniumgate». Citant une source proche de la société, la dépêche annonce qu’Areva «collabore avec la justice» et que la perquisition s’inscrit dans le cadre d’une enquête qui «porte sur une affaire de courtage d’uranium nigérien remontant à plusieurs années et qui s’était traduite par des pertes pour Areva». Et l’AFP de préciser qu’il s’agit de l’affaire baptisée «Uraniumgate» qui fait l’objet d’une enquête préliminaire. L’AFP rappelle aussi le traitement que cette affaire a connu au Niger avec l’enquête menée par l’Assemblée nationale et la plainte contre X déposée par un groupe des ONG et associations. Bien entendu, les Nigériens connaissent parfaitement cette affaire qui implique des responsables au plus haut sommet de leur État. C’est le cas de l’actuel ministre des finances Hassoumi Massaoudou. C’est lui qui, alors qu’il occupait les fonctions de Directeur de cabinet du Président de la République, avait mené la transaction, en agissant au nom de la Société de patrimoine de mines du Niger (SOPAMIN). Selon des documents publiés par le journal Le Courrier, c’est lui Massaoudou Hassoumi qui a signé un chèque autorisant le transfert de quelque 200 milliards de dollars américains d’un compte de la SOPAMIN logé à la Banque de Paris vers un compte offshore à Dubaï.

Sous la pression de la société civile, des partis politiques et des simples citoyens et malgré les démentis de Massaoudou Hassoumi, l’Assemblée nationale avait mis en place une commission d’enquête qui a conclu que les 200 milliards n’ont jamais existé et qu’aucun gramme d’uranium nigérien n’a été vendu. Aujourd’hui, les Nigériens sont réconfortés d’apprendre que la justice française, connue pour son souci d’indépendance, n’a pas lâché cette affaire et semble bien décidée à débusquer tous ceux qui y sont impliqués. Massaoudou Hassoumi, qui est certainement en train de fêter son exploit d’avoir fait passer leur scélérate loi de finances à l’Assemblée nationale, doit avoir de frissons en apprenant cette perquisition qui vient d’avoir lieu au siège d’Areva à Paris.

Dan Lamso

1er décembre 2017
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

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