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SEM. Mahamadou Issoufou : « le Niger est une démocratie !»

Avant toute forme d’argutie, posons d’abord que l’ex opposition sous la houlette de son Président Seini Oumarou (aujourd’hui Haut Représentant du Président de la République), avait passé tout sa vie antérieure d’opposition, à fustiger, vilipender, diaboliser le Président Issoufou et son Gouvernement. Histoire étant dialectique, les adversaires d’hier, sont devenus les alliés d’aujourd’hui, et mangent à la même table. En revenant à la Renaissance, certainement avec beaucoup de gages, Seini Oumarou aussi a agi en démocrate, en ne se souciant prioritairement que l’intérêt supérieur de la nation. Dès, le Président M. I n’a-t-il pas réalisé une prouesse politique : en octroyant une place digne à l’ex Leader de l’opposition ? Peut-on à partir de cet acte qui a permis de ramener un tant soit peu la tranquillité dans l’Etat, lui denier son titre de démocrate ? Lors de sa conférence de Presse sur le bilan des ses 4 ans au pouvoir, SEM. Mahamadou Issoufou, a répondu à un confrère que la bonne gouvernance au Niger, n’est pas de la poudre aux yeux, mais une réalité : « Notre pays est un pays démocratique. Nous avons un Etat démocratique ». Cette vérité est corroborée par toutes les réalisations du Programme de la Renaissance I. De surcroit, et en matière de respect des droits des journalistes, de la liberté de presse, il n’y a pas de « recul ». La régression selon lui est l’œuvre des journalistes, et non de sa responsabilité. Et sur ce point précis, le Président prend Reporters sans Frontières à témoin qui admet que la régression en la matière relève de la seule responsabilité des journalistes. Dire alors qu’il y a recul de la liberté de presse au Niger, c’est mal situer les responsabilités au Niger.

Pour SEM. Mahamadou Issoufou « être journaliste incarne une responsabilité » qui implique « respect et déontologie du métier » De ce point de vue le Niger est un pays démocrate. Sur un tout autre plan, SEM. Mahamadou Issoufou réaffirme que la démocratie est un tout, et son gouvernement travaille d’arrache pieds à renforcer les institutions, à consolider la stabilité de la démocratie au Niger. L’un des indices majeurs que d’aucuns essaient d’éluder est justement la liberté de presse au Niger. La démocratie, toute bonne démocratie hier comme aujourd’hui ne peut pas bien fonctionner sans son pendant qu’est la liberté. Pour preuve que notre démocratie est dans le tempo de la bonne gouvernance, le Président soutient que « nous sommes le 5ème pays le plus libre d’Afrique. Ça c’est un indicateur très fort de bonne gouvernance politique. S’il y a la liberté, il y a la démocratie »

Le Président friand de chiffres, avance qu’ « il y a eu presque 1500 associations qui se sont créées en quatre au Niger ». Sous son mandat, on serait tenté de dire que les libertés publiques sont respectées. Un autre indice capital à mettre à l’actif de la bonne gouvernance au Niger, c’est la reconnaissance par le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies de notre pays comme un exemple élogieux d’Etat de droit et de respect des droits humains. Tous ces faits, et bien d’autres ne sont pas des fleurs que le Président se jette, mais des réalités concrètes que certains nigériens refusent de lui reconnaître, ajoute-t-il. Le département américain des droits humains a classé le Niger dans les deux tiers. Autrement dit, en termes de respect des droits de l’enfant, de la lutte contre la traite des enfants et des êtres humains, le Niger est sorti de la zone rouge.

Des fois, il faut souffrir de reconnaître que SEM. Mahamadou Issoufou a fait de son mieux, et que relativement aux questions portant sur les huit (8) axes de son programme il a bien réussi son examen de passage. Car même le grand fléau qui touche notre pays à l’instar des autres pays a été passé au peigne fin par le Président, nous voudrions parler de la « Corruption ». En la matière, le Niger a fait d’excellent progrès passant de la 134e place à la 103e ce qui est à féliciter, car la Halcia a été instituée à cette fin.

Pour toutes ces raisons, le Président fut satisfait de ses 4ans, et le second mandat est une continuité, car pour le Président M. I le Niger n’est pas sorti de l’orbite de la Démocratie, et les institutions diplomatiques sont aussi là pour en témoigner. Pour clore cette apologie de la démocratie faite par SEM. Mahamadou Issoufou, il n’avait pas pu s’empêcher de montrer que le MCC (Millenium Challenge) estima que le Niger avait rempli les 17 critères qui destinent un Etat à être éligible à leur programme, car le Niger réunit les conditions de la bonne gouvernance démocratique. D’un mot, qu’est-ce que SEM. Mahamadou Issoufou, peut-il espérer de mieux après un mandat de 6ans, sinon que d’être reconnu par la communauté internationale comme un Etat qui progresse économiquement, sécuritairement, démocratiquement ?
Mika

03 décembre 2017
Source : L'Actualité

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Politique