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Renouvellement des structures du Parti : Le PNDS passe son examen de contrôle

Renouvellement des structures du Parti : Le PNDS passe son examen de contrôleAnnoncé très tumultueux par de nombreux observateurs politiques en raison des enjeux électoraux de 2021, le renouvellement des structures principal parti au Pouvoir, à savoir le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS Tarayya) en prélude à son prochain congrès prévu le 24-25 mars prochain se déroule normalement. Sans le moindre accroc pour l’instant.

C’est Tahoua et Diffa qui avaient ouvert le bal du renouvellement le week-end surpassé et donné le ton. Dans le plus grand fief du parti, à savoir l’Ader, c’est le Professeur Issoufou Katambé (Ministre actuel de l’Hydraulique) qui a été reconduit à la tête du comité exécutif fédéral à l’unanimité des délégués. Même son de cloche à Diffa où la confiance a été renouvelée à Ali Bossoma. Enfin le week-end dernier, ce fut l’entrée en scène du gros lot avec Zinder, Niamey, Agadez, Dosso, Tillabéry et Maradi. Dans le Damagaram, c’est Magagi Mahaman Dada, au terme d’un mandat sans problème qui prend à nouveau le destin de la fédération. A Niamey, rien du chambardement annoncé ; Elhadji Illa Hatimou Maï Aya succède à lui-même. A Dosso également, on a opté pour la continuité. C’est Foumakoye Gado qui reprend en main les affaires courantes de la structure régionale. A Tillabéry et Agadez, du moins dans la région du fleuve, on a opté pour le changement. C’est Moussa Moumouni dit Moussa Qualité prend la tête du comité exécutif fédéral de Tillabéry (région du fleuve) en remplacement d’Elahdji Moussa Farié, sans le moindre bruit. Dans l’Aïr, c’est l’honorable Bachir Sidi Abdoul Aziz qui succède au défunt Cherif Abdinine. A Maradi, il n’y aura pas de clash des Kalla (Kalla Hankouraou et Kalla Moutari). Selon les échos, le consensus a prévalu, et c’est l’honorable Moctar Gado Sabo qui prend en main la destinée des socialistes dans le Kastina-Gobir.

Des échos de renouvellement des structures OJT (Organisation de la Jeunesse Tarayya) tout comme pour les OFT (Organisation des femmes Tarayya), les choses se sont déroulées dans l’esprit de camaraderie très chère aux socialistes nigériens.

Le peuple de la Gauche nigérienne a passé donc son examen de contrôle. Tout ce qui présage d’un congrès sans enjeu, du moins sans accroc. On peut projeter donc ce que sera la composition du CEN à l’issue du prochain congrès. A moins d’une surprise très peu probable, l’essentiel des dirigeants actuels du Parti, à l’image du sage Foumakoye Gado, de la bête noire des adversaires du régime, Hassoumi Massoudou, du stratège Alkassoum Indatou, de l’étoile montante, Kalla Moutari, pour ne citer que ceux-là, se retrouveront à leur place avec à leur tête le dynamique Bazoum Mohamed

Décidément, le PNDS Tarayya est toujours dans son temps. En tout cas, l’exercice du pouvoir, et les luttes de positionnement qu’il est censé susciter n’ont en rien entamé la cohésion du Parti.

L’histoire politique du Niger de l’après conférence nationale souveraine nous renseigne sur le dynamisme du parti du Président de la République, Issoufou Mahamadou. De toutes les formations politiques actuellement en vue, le PNDS Tarayya est celle qui a pratiquement conservé sa cohésion, en dépit d’une longue traversée du désert (plus d’une quizaine d’années d’opposition). En dépit des intermèdes Maïna Adji Kirgam, Maître Soulèye Oumarou et consorts (Sabo Saïdou, feu Issa Bagalam), des départs qui n’ont rien diminué au rayonnement du parti (le PNDS, 3ème force politique à l’issue des élections de février-mars 1993, est monté à la première place au sortir des consultations de 2011), le parti de Bazoum Mohamed n’a pas connu de troubles à l’interne à l’instar des autres grandes formations politiques de l’échiquier national. Comme quoi, le PNDS Tarayya a bien réussi le choix des hommes à sa création.

Oumarou Kané

26 février 2018
Source : La Nation

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