Plénière à l’Assemblée nationale : Plusieurs membres du gouvernement répondent à des questions d’actualité nationale

Plénière à l’Assemblée nationale : Plusieurs membres du gouvernement répondent à des questions d’actualité nationaleLes travaux en séance plénière de la première session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2018 dite session des lois se poursuivent à l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Samedi, 26 mai 2018, la plénière a été réservée au contrôle de l’action gouvernementale à travers les questions d’actualité, qui a vu la convocation de plusieurs membres du gouvernement. Au total, six(6 ) ministres ont répondu à des questions d’actualité. La séance plénière a été présidée SE. Ousseini Tinni, président de l’Assemblée nationale, en présence du ministre chargé des relations avec les Institutions, M. Barkaï Issouf.

La première question d’actualité est adressée au ministre de la Santé Publique par le député Mahaman Saley sur la construction des infrastructures programmées par le Ministère en charge de la Santé dans les communes de N’Gourti et de Diffa qui ne sont pas encore réalisées ou sont arrêtées après le démarrage. Il a évoqué également la transformation des cases de santé en centre de santé intégré de quelques villages de la commune de N’Gourti sur financement du fonds saoudien. En réponse aux préoccupations du parlementaire, le ministre Idi Illiassou Maïnassara a tout d’abord souligné que, l’entreprise chargé d’exécuter les travaux avait mobilisé les ressources personnelles et matérielles sur les trois chantiers de Diffa. Malheureusement, explique-t-il, trois jours après le démarrage des travaux, des bandits armés ont attaqué le village de Gagam, tuant le chef du village et l’Imam. Cette horrible situation a, selon le ministre, engendré la désertion des lieux par le personnel, majoritairement étranger. Toutefois, le gouvernement a pris des mesures idoines pour que les travaux reprennent en toute sécurité.

Quant au député Hama Assah, il a interpelé le ministre de la Santé Publique sur les mesures prises par le gouvernement tant en termes de prévention et de traitement curatif face aux cas de méningite qui ont fait leur apparition. Dans ces réponses, le ministre Idi Illiassou Maïnassara a réconforté le parlementaire sur ses préoccupations en déclarant que le gouvernement a tout mis en œuvre pour éviter une épidémie de méningite dans notre pays. Selon lui, des cas sporadiques ont été enregistrés dans quelques localités. « Mais avant la survenue des cas, nous avons positionné des kits de prélèvement, des kits de protection des agents et de prise en charge à savoir, les antibiotiques. Déjà au mois de décembre, le gouvernement a mobilisé tous les moyens qu’il faut pour disposer de plus de 60.000 traitements contre la méningite. C’est pourquoi, il n’ya aucune inquiétude en ce qui concerne la méningite », a-t-il rassuré.

La deuxième question est adressée à la ministre de la Promotion de la Femme et de la Protection de l’Enfant, Mme Elback Zeynabou Tari Bako sur la dégradation des mœurs et la consommation de la Chicha à Niamey par les jeunes filles et les jeunes garçons qui, vont jusqu’à initier des enfants de moins de 4 ans. En réponse aux questions des deux députés à savoir Mme Hadiza Djermakoye et Mme Amina Balla Kalto, la ministre en charge de la Protection de l’enfant a reconnu que la dégradation des mœurs est un fléau que les Nigériens sont en train de vivre. Mais le gouvernement a, aujourd’hui, pris toutes les dispositions pour mettre fin à certains actes. «Nous sommes au courant de ce fléau à travers les réseaux sociaux. Nous avons été choquées comme toute mère ou tout père de voir certaines pratiques malsaines commises par nos enfants. Ceci nous a amené à faire une communication au conseil des ministres. Par la suite, nous avons eu des instructions pour prendre à bras le corps la lutte contre ce fléau. C’est ainsi des rafles sont organisées à travers le ministère de l’Intérieur. Et de notre côté, nous sommes en train de mettre tous les moyens pour arriver à bout de ce fléau », a rassuré la ministre Mme Elback Adam, Zeynabou Tari Bako.

Quant à la troisième question, elle a été posée au ministre de l’Equipement, M. Kadi Abdoulaye et porte sur les travaux de constructions des routes dans la région de Tillabéri et de Tahoua. Il ressort des réponses du ministre Kadi Abdoulaye que le gouvernement est conscient de toutes les préoccupations des usagers de la route. C’est pourquoi, des mesures d’urgence ont été prises pour donner satisfaction en ce qui concerne la mobilité et le trafic des usagers. «Nous avons introduit des travaux d’entretien sur les routes en terre pour appuyer d’un programme d’urgence. Nous avons fait le recensement des besoins en entretien des routes en terre. En plus en période de pluie, nous avons préparé un programme, pour que les Directions Régionales et Départementales sachent que, si après une pluie, une route est coupée de considérer cet état de fait comme une urgence. C’est le programme d’urgence qui va s’en occuper et les travaux seront exécutés par des grandes entreprises. Des appels d’offre sont déjà lancés et ils seront dans peu de temps validés », a rassuré le ministre de l’Equipement.

Quant au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pr. Issoufou Katambé il a été interpelé sur le problème de fourniture d’eau potable dans le quartier Talladjé à Niamey. La députée auteur de la question d’actualité disait que l’eau est devenue une denrée rare, la population fait face à une corvée d’eau, malgré l’abonnement à la SEEN. En réponse à sa préoccupation, le ministre Issoufou Katambé a affirmé que le problème de Talladjé est déjà réglé il y a deux semaines. Selon lui, l’ONG world vision a décidé de réaliser dix (10) forages équipés, seulement au quartier Talladjé de Niamey. «World vision a pris l’engagement d’équiper les six et la SPEN a pris en charge les quatre autres. Donc dans quelques mois, tous vos problèmes seront résolus », a-t-il assuré. Quant au ministre en charge de l’Environnement, il a répondu à la question de la députée, Mme Nana Fassouma Oumarou, sur l’ensablement de la principale marre de Guidimouni contribuant à la réduction des superficies cultivables. Pour palier ce problème d’ensablement, le ministre Almoustapha Garba a indiqué que, la solution la plus facile serait de désensabler. Pour lui, cette action commence d’abord par les populations. «Lorsque le niveau d’eau se retire après la saison des pluies, il est aisé pour les populations sur une base annuelle de s’organiser pour enlever le sable. Mais nous avons prévu des solutions face à ces genres de problème pour le bien être des populations des zones confrontées à ces préoccupations», a-t-il dit. Selon le ministre en charge de l’Environnement, le gouvernement met en œuvre des programmes pour faire face aux effets du changement climatique.

Pour sa part, la ministre de l’Energie a répondu sur une interpellation du député Bachir Abdoul Aziz sur le manque d’électricité dans le département de N’Guigmi où selon lui, la fourniture d’électricité est quasi inexistante. Dans son intervention, la ministre de l’Energie, Mme Amina Moumouni a rassuré le député que le problème est réel, mais très bientôt, une équipe des techniciens va se rendre sur place pour remplacer l’alternateur grillé du groupe de 300kw. Ce qui ramènera la proportion de l’approvisionnement à 50% de la ville de N’Guigmi. Pour le cas de Diffa, a-t-elle ajouté, il y’avait une connexion avec le Nigeria qui fournissait la ville en électricité confortablement. Cette connexion n’existe plus depuis l’avènement du problème sécuritaire. « Mais nous avons déployé un groupe de 1.5MW de Malbaza à Diffa pour palier cette situation. Nous sommes soucieux de ce problème et nous nous investissons avec la Nigelec pour faire les dépannages dans un court terme », a-t-elle rassuré. En outre a-t-elle continué, « il y a un programme prévu en long et moyen termes parce qu’en matière d’énergie, malheureusement les projets ne se déploient pas du jour au lendemain. Dans le cadre du programme de la Renaissance Acte2, Diffa doit bénéficier, soit d’une centrale à gaz ou d’une centrale solaire. Mais, nous pensons que le plus rapide sera la centrale solaire», a-telle conclu.

Seini Seydou Zakaria

29 mai 2018
Source : http://www.lesahel.org/

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