Contestation du code électoral par des partis membres de la MRN : Omar Hamidou Tchiana et son Amen-Amin rejettent, à leur tour, le code électoral

 Contestation du code électoral par des partis membres de la MRN : Omar Hamidou Tchiana et son Amen-Amin rejettent, à leur tour, le code électoral« Depuis l’avènement du multipartisme intégral, notre pays a toujours eu un code électoral consensuel. Si les modifications de certains articles sont comprises et acceptées par tous, les articles non consensuels doivent être amendés. Nous devons épargner à notre pays des contestations post-électorales inutiles avec leurs corollaires. Ce code électoral donne l’impression d’élections jouées et de résultats connus d’avance ».
Tels sont les propos les plus importants prononcés par Omar Hamidou Tchiana, président d’AmenAmin, un parti politique pourtant membre de la MRN. Omar Hamidou Tchiana n’a, donc, pris aucun gant pour dénoncer le caractère léonin du code électoral. Pourtant, « bâtardise des indépendances » comme dirait Ahmadou Kourouma, c’est un homme de droit, un avocat précisément, qui préside la commission électorale. Si Amen-Amin n’a pas encore fait sa déclaration de départ officiel de la MRN, son président a toute fois annoncé les couleurs et cela ne saurait sans doute dé- passé le conseil national du parti, attendu dans les prochains jours ou semaines. « Il nous revient, a dit Omar Hamidou Tchiana, en tant qu’instance suprême, entre deux congrès, d’analyser avec lucidité, la situation afin d’engager notre parti sur la voie de sa réalisation, sur celle que vous aurez librement choisie. Et je la respecterai, quelle qu’elle soit ». Or, le président d’Amen-Amin n’a pas fait de cadeau à Mahamadou Issoufou et à sa gouvernance. S’il n’a pas manqué de déclarer que les élections de 2016 n’ont pas été libres, égales et transparentes dans toutes les circonscriptions électorales, Omar Hamidou Tchiana a également dénoncé et stigmatisé la purge dont son parti est l’objet. « Nous sommes le seul parti parlementaire à ne pas avoir de ministre au gouvernement ». Il va plus loin, expliquant qu’en réalité, « nous sommes les victimes expiatoires de ceux qui pensent que c’est en s’en prenant à nos cadres et à nos élus qu’ils pourront reconquérir le respect de leurs camarades perdus dans les urnes de Tillabéry ». Des flèches directement lancées contre le Président Issoufou ? L’allusion est assez claire. Mais Omar Hamidou Tchiana, manifestement très amer, n’a pas fait que s’attaquer à ceux qu’il convient dès à présent de considérer comme étant ses anciens amis du Pnds, il a également craché sur la politique gouvernementale du Président Issoufou. « Certains aspects de la loi des finances sont contre nos principes humanistes et nos convictions libérales, et risquent à court terme, de fragiliser les mé- nages et à moyen terme, de déstructurer notre économie », a déclaré Omar Hamidou Tchiana, réaffirmant son alignement sur la position des leaders de la société civile et de la majorité des Nigériens à propos de loi des finances 2018. Mais, le flop, c’est que le conseil national s’est tenu le 29 juillet 2018 sans que rien ne filtre, concernant la position d’Amen-Amin.

Bouba Alfari
05 août 2018
Source : Le Courrier

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