Déclaration de SEM Kalla Ankourao, Ministre des Affaires Etrangères, de la Cooperation, de l’Integration Africaine et des Nigériens à l’extérieur à l’occasion de la 73eme session de l’Assemblée Générale des Nations Unies

KALLA ANKOURAO DISCOURS NATIONS UNIS 1M. KALLA ANKOURAO, Ministre des affaires étrangères du Niger, a déclaré que son pays accordait une place de premier plan au multilatéralisme et au rôle fédérateur de l’ONU.  En ce qui concerne la question migratoire, le Ministre s’est félicité de la mise au point du pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières, premier arrangement international mis en place par les Nations Unies pour la gouvernance des migrations.

Face à la question des migrants, le Niger a défini en 2016 et mis en œuvre une doctrine opérationnelle reposant sur une législation équilibrée et des mesures réglementaires appropriées qui lui ont permis d’enregistrer des résultats probants, a affirmé M. Ankourao.  Ainsi, a-t-il expliqué, entre octobre 2016 et janvier 2018, « nous avons réduit de 90% le nombre de migrants potentiels entrant par mois dans la ville d’Agadez, porte principale d’entrée et de sortie des migrants au Niger ».  En 2017, 268 trafiquants ont été déférés devant les tribunaux et 140 de leurs véhicules ont été immobilisés.  Le Ministre a jugé cruciale la conférence internationale de Marrakech, prévue en décembre prochain.  « Nous serons présents pour apporter notre soutien à cette démarche, qui marquera le point de départ d’une coopération internationale structurée dans la région », a-t-il assuré.

Saluant les objectifs de développement durable à l’horizon 2030, le Ministre a souligné que le Niger avait adopté sa stratégie de développement durable pour une croissance inclusive – Niger 2035.  Cette stratégie prend en compte l’Agenda 2063 de l’Union africaine pour le développement du continent dont l’un des instruments clefs de mise en œuvre, la Zone de libre-échange continentale africaine, a été adoptée en mars 2018, au Rwanda, à l’occasion d’un sommet extraordinaire de l’Union africaine organisé à cet effet.  Cette Zone de libre-échange vise à surmonter la dépendance à l’égard des exportations des produits de base et à promouvoir la transformation sociale et économique pour une croissance inclusive, une industrialisation et un développement durable sur l’ensemble du continent, a précisé le Ministre.

M. Ankourao a rappelé que le Niger était un pays sahélien aux deux tiers désertiques, qui subit de plein fouet les impacts du dérèglement climatique.  « L’Accord de Paris constitue une chance unique pour sauver notre planète », a-t-il déclaré, « et le Niger se fait un point d’honneur à mener à bien les activités inscrites dans la feuille de route ».  En novembre 2018 se tiendra ainsi une table ronde des partenaires techniques et financiers pour définir les conditions de mise en œuvre du Plan d’investissement climat de la zone du Sahel.

M. Ankourao a estimé que le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, la pauvreté, les chocs climatiques et environnementaux avaient désarticulé l’économie agropastorale et accentué la vulnérabilité des populations du Sahel.  Les chefs d’État de la région ont pris l’initiative de la mutualisation de leurs moyens en créant la Force multinationale mixte pour le bassin du lac Tchad d’une part et, d’autre part, la Force conjointe du G5 Sahel pour endiguer la crise malienne et son extension aux pays voisins, a-t-il rappelé.  Le processus opérationnel de la Force conjointe créée en 2017 dans le cadre du G5 Sahel semble s’accélérer depuis la réunion des chefs d’État à Nouakchott en juillet 2018, a-t-il relevé.  Pourtant, le Ministre a jugé peu rassurantes les perspectives de financement requis pour assurer la poursuite de la mission de la Force conjointe.  La solution la mieux indiquée serait de mettre son mandat sous le Chapitre VII de la Charte, a-t-il plaidé, ajoutant qu’il avait « du mal à cacher son incompréhension face à l’hésitation de certains pays devant une telle évidence ».

Enfin, s’agissant de la réforme du Conseil de sécurité, le Niger reste attaché à la Position commune africaine.  Le Ministre a encouragé les États Membres à accélérer le processus et à faire montre de plus de détermination pour adapter le Conseil de sécurité aux réalités du monde actuel.

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DISCOURS DE SEM KALLA ANKOURAO, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION, DE L INTEGRATION AFRICAINE ET DES NIGERIENS A L’EXTERIEUR A L’ OCCASION DE LA 73eme SESSION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DES NATIONS UNIES - NEW YORK  Telecharger Pdf Nigerdiaspora

Sessions précédentes
• 72e session S.E. M. Ibrahim Yacoubou Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale
• 71e session S.E. M. Mahamadou Issoufou Président
• 70e session S.E. Mme Aïchatou Boulama Kané Ministre des affaires étrangères
• 69e session S.E. M. Mahamadou ISSOUFOU Président
• 68e session S.E. M. Mohamed Bazoum, Deputy Premier Ministre
• 67e session S.E. M. Mohamed Bazoum Ministre des affaires étrangères
• 66e session S.E. M. Mahamadou Issoufou Président
• 65e session S.E. M. Lieutenant-General Salou Djibo Président
• 64e session S.E. Mme Aichatou Mindaoudou Ministre des affaires étrangères

30 septembre 2018
Source : https://gadebate.un.org/fr/73/niger

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