Marche et meeting de la société civile et de l’opposition politique à Niamey

Marche et meeting de la société civile et de l’opposition politique à NiameyLe Front pour la Restauration de la Démocratie et de la République (FRDDR), opposition politique, a organisé ce dimanche 11 novembre à la Place Toumo, une marche pacifique suivie de meeting, pour protester contre le code électoral notamment.
Cette manifestation est organisée en collaboration avec les organisations de la société civile, d’autres partis politiques de l’opposition  ainsi que des leaders d’opinion.
Le rassemblement avait débuté au niveau du siège du parti politique, le Rassemblement Des Républicains (RDR), pour s’ébranler en direction de la place de la concertation sous le leadership  de Mahamane Ousmane, ancien chef de l’Etat et président du Front.
Dans un discours qu’il a lu à la place de la concertation, le Président  Mahamane Ousmane a indiqué  qu’aujourd’hui, « nous vivons un grand jour, celui de la marche suivie de meeting de protestation du FRDDR contre la Mal gouvernance, la gabegie, les passe-droits, les détournements et l’insécurité grandissante qui sont le lot quotidien du peuple nigérien ».
Les peuples qui assument leur souveraineté  pour s’affranchir des dictatures multiformes et pour conquérir des espaces de liberté qui garantissent l’exercice de leurs droits, « ont pour devoir, de rendre hommage à ceux qui leur ont permis d’atteindre cet état »,  a-t-il ajouté.
Mahamane Ousmane a saisi cette tribune pour rendre hommage à Amadou Laouali dit Edmond, décédé ce dimanche matin, « un homme qui a consacré plus de 25 ans de sa vie et de sa jeunesse, à la lutte pour la construction d’un Etat, d’un Niger démocratique et républicain ».
Le Président du Mouvement Patriotique et Républicain (MPR), Ibrahim Yacoubou, qui a appelé l’ensemble  de ses militants  à participer à cette manifestation pacifique, a indiqué du haut de la tribune, que de tous les participants à cette rencontre, « un seul lien nous unit, celui de faire en sorte que nous contraindrions ce gouvernement à revenir dans le cadre démocratique et dans le respect du peuple nigérien ».


« Notre adversaire n’est pas le parti Etat, c’est les manipulations, les fraudes installées dans le Code électoral et surtout,  la peur qu’ils veulent mettre dans la tête des citoyens » a poursuivi Ibrahim Yacoubou.
Il a par ailleurs indiqué que la démocratie « est belle e formidable qu’elle nous donne les moyens de sanctionner les mauvais élèves ».
Plusieurs intervenants se sont prononcés à la tribune de la place de la concertation en langue nationale, dont le Président du Modem FA Lumana de Niamey Soumana Sanda et l’acteur de la société civile Moussa Tchangari.
Cette sortie du FRDDR a vu la présence des partis politiques de l’opposition, des membres de la société civile et des leaders d’opinion.
L’opposition proteste contre certaines dispositions du code électoral relatives à la composition de la commission électorale indépendante (CENI) et aux conditions d’éligibilité. Un comité ad hoc mis en place en octobre dernier dans le cadre de dialogue politique n’est pas parvenu à un consensus, les représentants de l’opposition ont quitté la table des négociations.
Le Niger se prépare à des élections en 2020 et 2021 pour des consultations locales et générales.
Le Président Issoufou réélu en 2016 pour son second et dernier mandat constitutionnel a promis qu’il n’y se représentera pas.
SML/CA/ANP – 0039 Novembre 2018

12 novembre 2018
Source : http://www.anp.ne

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