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Manifestation du 11 novembre 2018 : L’opposition prend ses responsabilités !

Message-de-SEM-Mahamane-Ousmane-11-11-18.jpgProfondément agacée par les agissements des partis de la majorité au pouvoir, l’opposition politique nigérienne entend désormais créer le ‘’rapport de force nécessaire’’ pour renverser la vapeur. Elle a innové dans sa stratégie de lutte en initiant une série de manifestations dont l’ultime finalité est de contraindre le pouvoir à revenir non seulement sur le code électoral mais également à améliorer sa gouvernance. Plus question de se limiter à de simples professions de foi via des déclarations. L’heure est à la lutte, clame ton. La manifestation du dimanche 11 septembre 2018, première d’une série de marches et meetings programmées, consacre ainsi le réveil forcé de l’opposition politique nigérienne longtemps restée en hibernation.

L’opposition politique nigérienne longtemps restée en hibernation. Après l’échec des négociations engagées pour la révision de certaines dispositions de la loi électorale, l’opposition nigérienne a compris qu’il faille créer un rapport de force à même de faire fléchir le pouvoir. En effet, le désaccord autour des articles majeurs du code électoral notamment ceux ayant traits à la composition de la Commission électorale nationale indépendante, organe chargé d’organiser les futures consultations électorales, ne laisse point de choix à l’opposition. Elle doit agir ou subir les effets dudit code qui pourraient être à sa défaveur.

A défaut du consensus recherché et face à l’intransigeance de certaines formations politiques de la majorité, les opposants ont cru bon de changer de démarches en misant sur des manifestations de rue. C’est dans cette logique qu’elle a fait appel à ses militants pour déverser sa colère dans la rue et prendre à témoin l’opinion nationale et internationale de sa dé- marche et du refus délibéré de la majorité de créer les conditions d’une élection dans un climat politique apaisé. Sans consensus autour du code électoral, il ne saurait avoir des élections inclusives en 2021. Au-delà de la question électorale, les partis de l’opposition s’insurgent contre ce qu’ils qualifient de corruption généralisée, de prédations des deniers publics, du renchérissement de la vie, l’exclusion, la dégradation des secteurs sociaux de base sur fond de mauvaise gouvernance. C’est tout ce chapelet de maux qu’elle reproche au régime qui a motivé la sortie massive des militants de l’opposition.

Ainsi, le dimanche 11 septembre 2018, les partis membres des diffé- rents fronts de l’opposition ont battu le pavé pour exprimer leur exacerbation face à une gouvernance qui ne ‘’réponds aucunement aux aspirations de la population’’, selon eux. Aux cotés des initiateurs de la manifestation tels que Mahamane Ousmane, Ibrahim Yacouba, Soumana Sanda, des milliers de manifestants étaient sortis pour apporter leur soutien à l’opposition et exprimé leur rasle-bol de la Gouvernance.

L’opposition revendique par le biais de cette manifestation un processus électoral inclusif, consensuel et transparent ; la défense des acquis démocratiques, la sécurisation des biens et des personnes sur l’ensemble du territoire national et la défense de l’inté- grité du pays.

Quoi qu’on dise, la marche a réellement drainé du monde. On estime à environ plus de 5 milles le nombre de manifestants ayant pris part à la marche du dimanche dernier. Ce qui illustre à suffisance l’adhésion de la population aux causes de l’opposition. Pour Mahamane Ousmane et ses camarades opposants qui soutiennent l’idée selon laquelle le pays va mal, le régime actuel est la parfaite incarnation du mal. Sans consensus, il est probable que l’opposition sèche les prochaines élections. Cela pourrait déboucher sur une instabilité politique aux conséquences fâcheuses pour le pays.

13 novembre 2018
Source : L'Actualité

 

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