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Lancement du Projet Emploi des Jeunes et Inclusion Productive (PEJIP) : 17 milliards de FCFA pour offrir des opportunités à 40.000 jeunes âgés de 15 à 25 ans

Emploi des Jeunes et Inclusion Productive PEJIPLe ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection Sociale, M. Mohamed Ben Omar a procédé hier matin à Niamey, au lancement du Projet Emploi des Jeunes et Inclusion Productive (PEJIP). S’inscrivant dans la droite ligne de la Stratégie de Développement Accéléré et de Croissance Inclusive et du Plan de Développement Economique et Social, ce projet comporte trois composantes : La composante 1 qui concerne l’inclusion productive des jeunes en milieu rural, la composante 2 consacrée à l’insertion des jeunes dans des activités sélectionnées en milieu urbain et semi urbain et la composante 3 qui est l’appui institutionnel et la gestion du projet. D’un coût d’environ 30 millions de dollars US soit plus de 17 milliards de FCFA, ce projet est destiné à assurer l’inclusion des jeunes dans des activités productives.

C’est un projet soutenu financièrement par la Banque Mondiale et qui concernera toutes les huit (8) régions du pays et sera mis en œuvre dans 40 communes. Il concernera 40.000 jeunes de 15 à 25 ans dont 50% de femmes vivant dans certaines zones rurales et péri urbaines. Ces jeunes seront choisis selon le critère de la pauvreté pour trois quart et celui de l’insécurité pour un quart.

En lançant officiellement le projet, le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, M. Mohamed Ben Omar a souligné le rôle majeur de l’emploi dans un pays comme le nôtre où, le chômage des jeunes et ces corollaires sont les préoccupations constantes des autorités. Il a précisé qu’au Niger le phénomène du chômage et de sous-emploi est la résultante d’un déséquilibre entre la demande et l’offre d’emploi. Ce déséquilibre, estime le ministre, est lui-même lié à divers facteurs tels que la forte croissance démographique, la faiblesse du tissu économique, les aléas climatiques et la faible capacité institutionnelle en termes de création d’emplois. M. Mohamed Ben Omar a relevé qu’une grande frange de la jeunesse en particulier, celle du milieu rural n’a pas accès à ces opportunités compte tenu de multiples facteurs que sont notamment la non scolarisation ou le faible niveau de scolarisation, le manque d’accès aux marchés et aux facteurs de production.

Aussi, souligne le Ministre Ben Omar, malgré les efforts consentis par l’Etat, la persistance du chômage et du sous-emploi se fait encore sentir. En effet, selon les données de l’Institut National de laStatistique (INS), les femmes sont les plus touchées par le chômage avec un taux de 25% contre près de 12% pour les hommes. Les tranches d’âge de 15 à 29 ans enregistrant les taux les plus élevés avec 24%. Les personnes les plus exposées au chômage sont celles qui n’ont aucun niveau d’instruction ou celles justifiant d’un niveau d’instruction relativement faible. En outre, souligne la même source, le taux de sous-emploi est de 34,62%. Ce sous-emploi affecte 38,33% des femmes et 32,93% d’hommes. Il concerne principalement les populations rurales (86,3%) en raison du caractère saisonnier de l’activité agricole.

Auparavant, la Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Niger, Mme Joëlle Dehasse a expliqué que son institution estime que plus de 40% des Nigériens ayant un emploi travaillent moins de 40 heures par semaine et plus d’un tiers travaillent moins de 24 heures par semaine. Les emplois sont largement informels, les rémunérations

souvent très faibles et imprévisibles. Les jeunes qui arrivent sur le marché de travail doivent faire face à des perspectives décourageantes. « Ils trouvent généralement des emplois précaires et ou vulnérables. Il faut mettre en place des systèmes pour améliorer la productivité » a déclaré Mme Joëlle Dehasse. Pour la Représentante résidente de la Banque Mondiale au Niger, la diversification des activités extra agricoles constituent aussi une stratégie de gestion de risque et d’adaptation aux changements climatiques pour de nombreux ménages ruraux. L’objectif est d’améliorer la qualité des emplois et d’accroitre la productivité et contribuer à la diversification des emplois. D’après Mme Joëlle Dehasse le projet ainsi lancé, souhaite s’attaquer aux multiples contraintes à l’emploi productif des jeunes comme l’accès limité aux compétences, au capital, à la technologie et aux marchés. Le projet offre un ensemble intégré de services conçus pour stimuler la productivité et encourager la diversification des activités en levant les principaux obstacles auxquels font face les jeunes.

Aïssa Abdoulaye Alfary(onep)

30 janvier 2019
Source : http://lesahel.org/

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