9ème Anniversaire du Coup d’Etat du 18 février 2010 : Salou Djibo balaie le Tazartché !

9ème Anniversaire du Coup d’Etat du 18 février 2010 : Salou Djibo balaie le Tazartché !Le coup d'État au Niger en 2010 a été mené par le Commandant Salou Djibo le 10 février 2010, dans un contexte de crise économique et institutionnelle caractérisé par la volonté de « Tazartché »

de Tanja Mamadou alors président sous la 5ème République. Ce 4ème coup d’Etat perpétré au Niger en 34 ans avait été condamné pour le principe par l'Union africaine, mais avait reçu le soutien des membres de l'opposition.

Le nouvel homme fort du Niger, Salou Djibo n'était au jour du coup d’Etat que le commandant de la compagnie d’appui et de services, chargée de la protection de la capitale et de la sécurisation des institutions.

À ce titre, il contrôlait une part importante de l’arsenal militaire du Niger. Un Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, fut mis en place qui organisa une élection présidentielle en janvier 2011 et des élections législatives controversées qui verront les listes de plusieurs partis politiques invalidées dans leurs fiefs respectifs.

Ce coup d'État a lieu alors que le pays faisait face à une crise alimentaire et traversait une crise institutionnelle de 9 mois qui a vu la dissolution de l'Assemblée nationale, un référendum pour une modification de la Constitution, une annulation du référendum par la Cour constitutionnelle, et enfin une dissolution de la Cour constitutionnelle. Fin 2008, une campagne des Tazarchistes commence pour demander une extension de son mandat. Selon la constitution de 1999, le président ne peut avoir plus de deux mandats de 5 ans. En mars 2009, il annonce qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat. Mais début mai, il déclare : « Le peuple demande que je reste, je ne peux pas rester insensible à son appel ».

Une série de manifestations commence, initialement dirigé par le PNDS-Tarayya, principal parti d'opposition. Il est rejoint par le CDS, un parti soutenant la coalition gouvernementale et permettant au MNSD d'avoir une majorité. Le 25 mai. 2009, dans un arrêt à l'unanimité de ses membres, la cour constitutionnelle nigérienne, dirigée par Salifou Fatimata Bazeye déclarait que le référendum était anticonstitutionnel et qu'il allait contre le serment que Mamadou Tandja avait prêté sur le Coran.

Le 26 mai, le chef de l'État dissout l'Assemblée nationale. Le 5 juin, le Conseil des ministres et le président approuvent un référendum qui doit se tenir le 4 août, pour la modification de la constitution pour permettre au président de se présenter une troisième fois.

Suite à ce coup d’Etat, la Constitution est suspendue, et toutes les institutions qui en dépendent sont dissoutes le soir même. Le Niger était gouverné pendant 12 mois le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) et des élections présidentielles furent organisées en janvier 2011 remportées par Mahamadou Issoufou qui obtint e même tems une majorité à l’Assemblée Nationale.
Dan Mallam
04 mars 2019
Publié le 19 février 2019
Source : L'Actualité

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