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Soumana Sanda : au-delà de l’intox, une force tranquille

Hama Amadou Soumana SandaLes Nigériens peuvent se souvenir que depuis que le Moden Fa Lumana, en toute responsabilité, avait décidé, lorsque le système ne peut tenir compte de critiques objectives d’alliés sincères pour améliorer sa gouvernance et le rapprocher davantage des préoccupations légitimes des Nigériens, de prendre ses distances avec le régime, pour ne pas être comptable de ses impairs, la Renaissance n’avait plus eu de combat que celui de détruire son ancien allié et son parti. Par une telle ambition malveillante, le Moden Fa Lumana n’était pas le seul parti visé, et c’est ainsi que la CDS de Mamane Ousmane, le MNSD de SeiniOumarou aujourd’hui rangé du côté de ses fossoyeurs auxquels il a docilement fait allégeance pour défendre son pain, étaient dans le collimateur du régime Guri qui ne s’est privé d’aucun moyen, y compris non-conventionnel, pour abattre ses adversaires et tenter de déstructurer leur appareil politique. Abdou Labo fut employé pour déchirer la CDS, vivant aujourd’hui les remords de ses couardises, Albadé Abouba excité à coût de gâteries pour dynamiter le MNSD, et Ladan Tchana qu’on a fait rêver s’était battu avec hargne pour fracturer le Moden Fa Lumana. Les Nigériens connaissent la suite : le MNSD est divisée, la CDS est arrachée pour être dans les mains de son nouvel propriétaire trahi et humilié une triste chose sans âme, et le Moden Fa Lumana, par l’engagement de ses militantes et militants, résista au rébellions internes qu’on instrumentalisa et qu’on entretint pour l’affaiblir, et le MNSD, du jour au lendemain, devenait un empire qui se vide, déserté par des militants déçus et désemparés qui regardent leur chef autour de sa gamelle de haut représentant à lécher des doigts après son repas pourtant frugal préparé pour l’occuper. La bouche qui mange….

Soumana, plus que jamais déterminé à cheminer avec Hama et avec Lumana…

Alors que ce fut le parti de Hama Amadou qui a aidé à légitimer le pouvoir des socialistes, les Camarades, en toute ingratitude, décidèrent de le défaire, toute chose que les analystes ne peuvent que proscrire ; mais que des machiavéliques bien nés pour qui, on ne saurait avoir de morale en politique, trouvent normal, de bonne guerre. Pendant près de trois ans de son premier mandat, oubliant de se battre pour le peuple, de mettre en oeuvre l’ambitieux programme qui prévoyait de consacrer le quart du budget à l’Education Nationale et pour lequel il aurait été élu, le régime s’employait à faire mal à d’autres, allant jusque dans leurs familles et dans leur intimité pourtant sacrées et inaliénables pour les brimer et espérer par une telle veulerie, les détruire et les anéantir politiquement. Le Moden Fa Lumana avait été dans cette chasse aux sorcières, la bête noire du régime, traqué jusque dans on dernier retranchement, s’attaquant à son leader et sa famille, à ses responsables et aux militants lambda qu’il trouva le moyen d’envoyer dans les geôles du régime où la gestapo du système poussait sans aucun respect pour les procédures d’un Etat de droit normal tous les mal-pensants. On n’avait jamais connu cela et cette fresque rose, rappela la sinistre époque des Sawaba et RDA d’une histoire politique tragique qui n’a laissé que de tristes souvenirs à une génération de Nigériens encore marquée par les brutalités d’une époque de l’histoire du pays. On utilisait le pouvoir d’Etat – arme de destruction massive – pour brimer, pour blesser, pour humilier, pour faire mal. Ces hommes et ces femmes, pour reprendre une expression du SAMAN, le syndicat national des magistrats du Niger, qu’un hasard de l’histoire a portés au pouvoir, ne pouvaient comprendre qu’on ne gouverne pas pour faire le mal, mais pour faire le bien, sans jamais discriminer une frange du peuple car dès lors qu’on gouverne, on gouverne pour tous, non pour une partie d’un peuple d’autant qu’on le sait, dès lors qu’on est élu – y compris mal élu – l’on devient constitutionnellement « le président de tout un peuple ». Dans leur conception étriquée de la démocratie, la minorité n’a pas de place, on l’écrase et lui dénie tout droit dans la République et quand elle refuse de se ranger, on la violente. Être minorité, le mot effraie depuis des jours dans le pays…

Souvenirs de la saison de la traque…

Les Nigériens – journalistes, acteurs de la société civile et opposants – se rappellent de cette triste époque où, pour un rien, l’on est envoyé au bagne, par les soins du flic du régime d’une époque, heureux de distinguer les Nigériens en deux catégories : les alliés aimables et les « ennemis » détestables, ces derniers devant être traités comme tel, sans pitié et sans respect. Il suffisait d’être de Lumana à une époque pour être potentiellement ʺemprisonnableʺ. Il était alors dangereux de s’en revendiquer et la terreur fut tellement forte que bien de partis politiques, pour parler terre à terre, avaient peur de se rapprocher du parti diabolisé de Hama Amadou, et des Nigériens de ses militants devenus dans notre démocratie et dans notre nation des parias, des marginaux. L’on sait que des terroristes et des trafiquants de drogue sont mieux traités qu’eux dans le nouvel Gondwana que peignait avec un humour sarcastique le Président Mamane Ousmane dans une déclaration récente. Comme il était terriblement insupportable d’être Lumaniste sous la terreur socialiste. Mais des hommes et des femmes engagés, convaincus de leur bon choix, tenus en rangs serrés derrière leur leader, avaient enduré, supportant stoïquement la violence d’un système, pour résister avec dignité à la barbarie d’un régime incapable de tolérance pour la différence, essence de la démocratie, et allergique au débat d’idées contradictoire, signe de la vitalité d’une démocratie. On connait le but visé par cette cabale qui ne cherchait qu’à disloquer le parti de Hama Amadou pour lui faire payer son insoumission et mettre son leader hors des jeux politiques afin de ne plus avoir à l’affronter, notamment en lui arrachant ses droits civiques. Parmi ceux qui, pour avoir témoigné à Hama Amadou une fidélité et une loyauté sans faille, il y avait l’Honorable Soumana Sanda qui connut sous le magistère d’Issoufou Mahamadou, au moins par deux fois, de longues privations de liberté pendant lesquelles, il vécut avec courage, le goulag du système. Mais, il n’était pas seul : tous ceux qui avaient refusé de céder au chantage et à la menace, au débauchage sur fond de promesse de promotion dans les rouages du système, finirent par payer pour leur résistance, pour leur sens de la dignité et de la loyauté.

Á la fin, « la police politique du système », devrait se rendre compte qu’elle ne pouvait pas arriver à bout de la détermination des militants du parti et de leurs leaders. S’en rendant compte – non sans en souffrir – Hassoumi Massaoudou, déclarant presque son fiasco sur rfi, lorsqu’il annonçait, répondant à une question du journaliste que pour lui – entendre Hama Amadou – « c’est qu’il y a un noyau dur autour de lui ». Il était donc devenu impossible de casser Lumana même en abusant de la violence et de la prison. On aura alors compris qu’il leur a été impossible de disperser le Moden Fa Lumanace d’autant que ses militantes et militants, sont restés dignes même dans l’inconfort, refusant de céder à la menace, à la tentation du gain facile qui a aliéné bien d’hommes politiques du pays qui ne se voulaient plus aucun honneur à laisser en héritage à leur progéniture, cherchant lâchement à leur trouver vainement quelques comptes garnis ou quelques villas cossues, acquises même dans l’infamie. Alhassane Itinikar ? Passons. A qui croire finalement ? L’Opposition a bien raison de se méfier de telles gueules ! Mais bonne route aux poltrons ! L’histoire jugera.

Pendant que la lâcheté et la couardise définissaient bien d’intestins fragiles et autres griots de service du système, d’autres hommes et femmes, dans le parti de Hama Amadou, de Mamane Ousmane, dans celui de Souley Oumarou, d’Ibrahim Yacoubou, d’Amadou Boubacar Cissé, de Mounkaila Sanda, et depuis peu de Ladan Tchana, firent le choix de la grandeur, refusant de courber l’échine même face à la machine répressive du régime, tenant à relever la tête, dignes et responsables, fiers et déterminés. N’ayant pas réussi à disloquer le parti, les ouvriers chargés de son démantèlement ne désarmèrent pas pour autant, et prenant un répit, ils profitèrent pour penser de nouvelles stratégies pouvant permettred’arriver à bout d’un parti qui gêne sans qu’on ne sache trop pour quelle raison objective. On peut seulement retenir que sur l’échiquier, bien de leaders, ne pouvant comprendre par prévenance l’importance à défendre la vérité et la justice pour refuser qu’on se ligue contre un autre, durent se complaire dans un mutisme complice, se réjouissant des déboires d’un adversaire qui gêne, ne pouvant comprendre que leur mieuxêtre ne passe pourtant pas forcément par là. Wassalké le sait désormais, lui qui avait longtemps cru que c’est Hama qui lui faisait ombrage au MNSD, car après même que Hama l’ait laissé là, suite aux difficultés qu’il avait traversées, il ne connut aucune promotion de l’envergure de ce qu’il escomptait. On n’invente pas un destin : ce qui n’est pas écrit ne viendra jamais et c’est perdre sa foi que de justifier ses échecs par les seules méchancetés supposés d’un autre. Mais alors puisque l’effort de concassage n’aura pas été efficace, il fallait adopter une nouvelle stratégie : « mélanger » les Lumanistes.

Faire douter d’un pilier du parti : les comploteurs visent S.S.

Ayant constaté que la campagne de dénigrement pour salir Hama Amadou et le discréditer n’aura pas eu raison de son aura et de l’estime dont il jouit dans la société nigérienne et principalement auprès de ses militants, on changea de fusil d’épaule en créant un climat de suspicion et de méfiance dans le parti, notamment en prêtant à des acteurs politiques majeurs du parti, des intentions que des situations créées à dessein permettent de légitimer. Ainsi, on semait le doute dans l’esprit de quelques militants à la culture politique légère pour s’effrayer des chamboulements prédits par les oiseaux de mauvais augure, prédisant la division attendue depuis des années du parti de Hama Amadou. Cela fait bien longtemps que l’on distille dans le pays la rumeur des velléités indépendantistes de Soumana Sanda qui voudrait s’affranchir du tutorat de Hama Amadaou pour s’affirmer, dans l’espoir d’occuper la place qu’il aurait laissée vacante suite à des démêlées judiciaires qui ne sont pour les plus lucides qu’une parodie manigancée pour éviter d’affronter un adversaire qui fait peur. Or, les Camarades, se trompent ; l’homme qu’ils ont choisi dans l’espoir de diviser le parti, n’est. pas un homme politique de la dernière pluie : c’est un homme politique mature qui a fait le choix d’une amitié, et qui a mûri son choix politique. Rien ne peut ébranler ses convictions, et Soumana Sanda, au grand désespoir des comploteurs, rassure, contre vents et marées, sa loyauté à Hama Amadou et sa fidélité à son amitié, sa « lumanité » indestructible. De quoi clouer le bec aux détracteurs...

Tout au plus, cette campagne orchestrée pour inoculer au parti le virus de la division et de la méfiance, ne peut que semer quelque doute dans certains esprits naïfs, incapables de discernement. Pour autant, ceux qui s’emploient à cette action de sape ne peuvent pas espérer profiter d’une éventuelle fissure du parti étant entendu que ceux qui ont fait le choix de ce parti, l’on fait parce qu’ils croient tous en la capacité de Hama Amadou comme leader et comme homme d’Etat à pouvoir sortir le Niger de ses difficultés, à le construire, et surtout à le rassembler pour fortifier la nation, et rendre aux Nigériens leur fierté du vivre ensemble que le socialisme a détruite pour cultiver en leur sein la haine et la méchanceté.

En sportif de haut rang, Soumana Sanda, vit la campagne qui le vise sans jamais perdre sa sérénité car ayant conscience des rancunes de personnes auxquelles il a résisté et aux jalousies d’autres qui lui envient son charisme et ses talents, la ténacité de sa force morale, sa combativité, son leadership, et sa culture politique. Comme on peut le comprendre, il ne peut qu’être difficile de pouvoir passer par un tel homme pour espérer porter atteinte à la cohésion d’un parti aussi solide dans lequel les gens sont partis non pas par opportunisme mais par conviction. C’est Hama qui fait l’unité et la force de ce parti : toutes les forces convergent vers lui car c’est en lui que tous croient. On aura beau aimer les dégoûter de cet homme, les Camarades ne le purent : le ciment qui les lie est plus fort et vrai.

Aussi, à défaut de démotiver des militants acquis à la cause du parti et au leadership de Hama Amadou en leur brandissant le spectre de la division qui planerait dans le parti, ceux qui luttent à défaire le parti de Hama Amadou, peuvent peut-être espérer ébranler le moral du Coordonnateur de Lumana Niamey pour l’amener à se décourager pour considérer que nonobstant son engagement et son militantisme actif, des gens continuent à le persécuter pour le présenter comme celui par qui l’on pourra saborder saborder le parti.

Soumana, plus que jamais déterminé à cheminer avec Hama et avec Lumana…

Dans un post publié il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, Soumana Sanda refuse de prêter le flanc, de donner la brèche pour tomber dans le piège de ceux qui voulaient le voir « s’enflammer », pour débiner du mal d’un autre et laisser éclater une colère. Dans le même calme olympien, il dit l’essentiel : « jamais je ne trahirai Hama ». Si une telle loyauté est possible ailleurs, elle l’est également davantage à Lumana ainsi que le président de la Coordination de Niamey en donne l’exemple. L’homme est resté égal à lui-même, depuis plus de quatre ans, que certains centres s’emploient à le discréditer auprès de militants du parti qui lui vouent estime et respect. Rien ne peut donc le dévier de sa trajectoire, ayant fait la promesse tenace de s’engager aux côtés de son frère et ami, Hama Amadou pour lequel, plus d’une fois, il a fait entendre qu’il est prêt à tout risquer pour le soutenir et surtout lorsqu’on le persécute injustement. S.S ne sera donc pas de cette longue liste d’amis qui avaient trahi Hama depuis les vents du Tazartchéet qui, sans rien retenir de ce qui sous-tend, culturellement chez nous, le sens de l’amitié qui tient plus dans les épreuves que des liens de parenté, d’autant que l’amitié est un choix de coeur, la famille, un choix de la nature, sont allés, orientés par le ventre, tournant le dos à une amitié dans l’oubli de ses bienveillances. Comme on l’aura vu, Soumana Sanda a refusé d’aller dans un débat inopportun pour lui et son parti, car de ces querelles artificielles attisées, quelques magiciens de la discorde et de la division, espèrent porter au parti de Hama Amadou le coup fatal qui pourra enfin le laminer et espérer pouvoir enfin lui arracher son arme redoutable qu’est ce Lumana qui donne tant de soucis à des socialistes désespérés, inquiets vis-à-vis de l’avenir.

Refuser la diversion…

Il est plus que jamais important pour le parti de Hama Amadou, après avoir résisté à tant de coups qui lui avaient été assénés, de ne pas céder à ces manipulations à tout le moins enfantines qui n’ont pour but que de porter atteinte au moral des troupes et pousser bien de cadres du parti à douter de la force de leur machine politique. Rien ne doit donc dévier les militants Lumana de leur trajectoire pour serrer leurs rangs afin d’envisager les échéances de 2021, dans la sérénité.

et l’unité. Le parti a décidé de porter son candidat aux prochaines élections, contre vents et marées, quoi qu’il en coûte et l’heure semble d’autant grave qu’il faille arrêter ceux qui, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur, voudraient les divertir pour les éloigner de leur but. Hama Amadou gère déjà trop moralement, ne seraitce par que cet exil qu’on lui a imposé, pour lui en rajouter par quelques querelles de clocher qu’aucun militant ne saurait tolérer et accepter.

Et l’on sait que la force du Moden Fa Lumana réside en ce que, chaque responsable n’est adulé par les militants que par son engagement pour le président du parti. Qui peut aujourd’hui s’en écarter pour espérer convoyer dans son aventure, des militants qui n’attendent que le sacre d’un homme, celui pour lequel, ils ont juré loyauté, pour subir tant de brimades de la part d’un régime décidé à les faire disparaitre de la carte politique du pays ? C’est sans doute une particularité de ce parti. N’est-ce pas d’ailleurs qu’Oumarou Dogari le disait déjà devant des militants, quelques jours après leur sortie de prison ? Hama Amadou reste le ciment du parti. Et c’est sans doute pourquoi, usant de tous les complots, l’on est arrivé à le sortir du pays car s’il ne devait rien peser dans le pays, pourquoi, ne le laissera-t-on dans « son » Niger pour se battre à armes égales avec ses adversaires politiques ? Il y a là de quoi faire réfléchir des militants que de rester là à se bouffer le nez !

Soumana Sandaa donc rassuré : qui peut mieux aimer le parti et son leader avec une telle vision magnanime ? Les uns et les autres doivent savoir où se situe l’enjeu de leurs combats politiques pour ne pas s’égarer sur des voies périlleuses. Incertaines.

ISAK. 

14 mars 2019
Source : Le Nouveau Républicain

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