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Dissensions au Moden Fa Lumana : Le mot d’ordre de Hama Amadou est vivement attendu pour mettre de l’ordre

Dissensions au Moden Fa Lumana : Le mot d’ordre de Hama Amadou est vivement attendu pour mettre de l’ordre Le moment est venu pour Hama Amadou et pour son parti de vérifier la sincérité des hommes et des femmes qui le soutiennent et le forment pour l’accompagner dans son odyssée politique, de jauger la solidité de son parti à résister encore aux contre coups d’adversaires externes, et peut-être internes en mission pour fragiliser son parti. Faut-il croire que certains, parmi les siens, en sont déjà au bout de leur patience et de leur effort, pour être tentés de trahison après d’autres, et tomber, «alimentairement» sous le charme du pouvoir de guriste hideux qui les persécutait naguère ?

Le Niger est malade, les partis politiques nigériens également. Le Pnds, pour survivre à son illégitimité, n’avait d’autres choix que de diviser, que de semer la discorde entre les frères Nigériens, qu’ils soient des partis politiques, de la société civile, des syndicats. Ainsi avait-on connu ce que l’on avait appelé le concassage. Aucun pan de la société n’y échappe. Jamais, on le sait aussi, élection dans la chefferie traditionnelle n’a été objet de controverses qu’en cette ère de socialisme avarié où le pouvoir interfère dans le processus pour vouloir le détourner et imposer à ses goûts, un candidat. Les Nigériens peuvent alors comprendre que de plus en plus l’autorité coutumière investisse le champ politique quand même son statut l’en interdit. La dernière ingérence remonte à ces bons offices de certains chefs traditionnels, pour tenter de rapprocher le président Issoufou Mahamadou et son exministre des finances Hassoumi Massaoudou en conflit ouvert comme s’ils souffraient de voir le Pnds éclater du fait de divergences profondes entre les deux personnalités. Pourquoi d’ailleurs un chef en souffrirait s’il n’est pas partisan ? Mais, se demande-t-on, le font-ils pour un parti, ou désormais, pour tout autre camp pour éviter à ce pays ces nombreuses fractures qui le traversent et compromettre son unicité, sa cohésion et la paix sociale ? Bien d’observateurs doutent. Ils ne sont pas seuls d’ailleurs à se positionner politiquement : des leaders religieux ont aussi appris à boxer pour les socialistes. Un, sans scrupule, peut publiquement se draper de signes distinctifs du parti rose à une messe du parti et faire douter de se son Association pour laquelle, les Nigériens avaient pourtant, il y a quelques années, de l’estime.

Et les Nigériens attendent qu’ils viennent, ces chefs traditionnels, en médiateurs au Moden/Fa Lumana, pour les mêmes services offerts, il y a quelques jours au Pnds Tarayya.

Mais revenons aux derniers développements de la situation au sein du Moden Fa Lumana qui nous intéresse ici. L’on sait comment le parti de Hama Amadou avait su résister à toutes les tentatives de sabordage jusqu’à ce que, résigné, le régime se rende compte qu’il fait face à un roc qu’aucune force, y compris malveillante, ne peut réussir à dynamiter. Que n’avaient pas subi le Moden/Fa Lumana et ses cadres sous la gouvernance des camarades ? Violence policière, violence politique, tentative de corruption et débauchage sur fond de promesses de nomination alléchante, traque, harcèlement, prison, calomnie, etc. Et même lorsque le régime s’était servi de l’appareil d’État et de sa force pour brimer afin d’agenouiller des hommes et des femmes qui ne peuvent renoncer à leur honneur quelle que puisse être la contrariété, le parti endura dans la dignité l’injustice et la méchanceté d’adversaires, les sévices et les brimades, l’humiliation et la marginalisation. Par pareil comportement on ne peut plus honorable quand, la tendance générale dans le pays est à la turpitude et à l’aliénation assumée, avait fini par séduire plus d’un Nigérien qui voyaient au parti de Hama Amadou, la seule alternative crédible quand, presque tous les autres, par égocentrisme ont accepté l’assujettissement, le déshonneur pour se réaliser.

Le moment est venu pour Hama Amadou et pour son parti de vérifier la sincérité des hommes et des femmes qui le soutiennent et le forment pour l’accompagner dans son odyssée politique, de jauger la solidité de son parti à résister encore aux contre coups d’adversaires externes, et peut-être internes en mission pour fragiliser son parti. Faut-il croire que certains, parmi les siens, en sont déjà au bout de leur patience et de leur effort, pour être tentés de trahison après d’autres, et tomber, «alimentairement» sous le charme du montre socialiste hideux qui les persécutait naguère ? Ou, est-ce que la situation sciemment créée par le régime pour tenter d’empêcher, sinon discréditer la candidature de Hama Amadou qui a passé le doute dans l’esprit de certains, pour refuser de mener dans la même synergie, le combat que certains milieux ont imposé à Hama Amadou, depuis le Tazartché, et croire que le temps de se positionner est déjà arrivé pour tenter l’aventure et s’affranchir de l’autorité que Hama exerce sur le parti ? Pour le moment, l’on se réjouira qu’aucun autre, dans le parti, plus ouvertement, ne dit pas ne pas agir pour Hama Amadou et pour le parti. Chacun sait les limites de ses manoeuvres : les militants au Moden/Fa Lumana, ne sont pas des bétail électoral à entraîner dans toute aventure, et ils sont lucides à ne pas accepter d’être déviés de leur trajectoire.

Quand des gens qui gouvernent s’entredéchirent au nom d’enjeux objectivement compréhensibles par la gestion du pouvoir, qu’est-ce qui peut sensément diviser d’autres hommes qu’une conquête du pouvoir et les affres de l’opposition obligent à plus de cohésion pour consolider la force qui peut leur permettre de triompher ? Et puis, pourquoi poser, en ce moment où un autre se déchire succombant fatalement à ses querelles intestines, des actes qui ne peuvent que démoraliser des militants qui, souffrant déjà de l’inaction de l’Opposition, depuis des jours, se posent des questions sur le comportement de certains de leurs responsables politiques ? Personne ne peut le leur pardonner, car, on ne peut pas avoir résisté depuis 2009 à des pouvoir souvent iniques, pour se laisser divertir par les agissements défaitistes de personnes aux intentions inavouées et ce aujourd’hui où, le fruit mûrit, et que le Niger, avec le parti de Hama et tous les partis de l’opposition, rêvent de lendemains meilleurs et de grandeurs nouvelles pour le pays et pour sa démocratie. C’est un crime que de vouloir anéantir la résistibilité et les efforts d’hommes et de femmes dignes de respect qui ont refusé de se rabaisser pour s’agenouiller aux pieds de socialistes pour prendre quelques subsides qui les mettent sous leur coupe comme de vulgaires sujets apprivoisés. Ils sont d’ailleurs nombreux, tant dans le parti que dans le Niger profond à s’effrayer de cette tournure dangereuse car, ceux-ci auront compris que ce ne sont pas qu’un homme et son parti qui perdent, mais tout un pays, pour lesquels, ils restent les seuls espoirs possibles. Quel autre parti et quel autre homme restent début après que tous les autres se soient rendus pour se vendre contre un confort éphémère si ce ne sont le Moden/Fa Lumana et Hama et certains autres de l’échiquier que des coups de hache acharnés n’auront pas réussi à rabaisser et à démolir ?

Onde de choc…

Dire que les militants n’avaient pas été choqués par la mesure disciplinaire qui visait des responsables de haut rang du parti de Hama Amadou, ne serait que démagogie et mensonge. Et il n’en fallait pas plus, pour que des hommes tapis dans l’ombre, actifs souvent dans les réseaux sociaux, déclinés souvent sous le label même du parti, s’en saisissent, pour attiser le feu, tirant à boulets rouges sur des hommes à dessein visés pour atteindre l’objectif poursuivi de diviser le parti depuis qu’en 2013, le Moden/Fa Lumana avait décidé de manière responsable de se désolidariser de la gestion chaotique du pays par les Renaissants. Prendre une aussi grave décision qui, même dans sa légitimité et sa légalité, ne peut que créer plus de problèmes qu’elle n’en résout étant entendu qu’elle expose au grand jour, un différend qu’une sagesse mieux éclairée aurait aider à aplanir dans la discrétion de la grandeur des hommes à qui, pendant son absence, Hama, dans sa confiance absolue, avait confié le parti. Mais, est-ce aider Hama qu’une adversité a contraint à l’exil et à vivre loin des siens et de son pays, que d’aller dans une telle gouvernance du parti qui frise la brutalité et qui ne peuvent que lui causer davantage de souci, lui qui endure l’exil et la persécution depuis près d’une décennie dans son propre pays d’où de méchants adversaires, ont réussi, par le complot, à le sortir ? Dès lors, la conscience de chaque militant est interpellée pour resserrer davantage les rangs autour de Hama Amadou qu’il faut encore rassurer de la détermination de ses partisans, à se battre autour l’idéal qu’il porte pour le pays, pour le faire triompher, un triomphe que l’on veut être celui du bien sur le mal, de la justice contre l’injustice.

Construire la paix

Il est vrai que depuis les dernières soixante-douze heures, le Moden Fa Lumana respire des douleurs, et des hommes peuvent se rendre compte du mal qu’ils ont causé à des millions de militants et de citoyens sympathisants qui regardent ce parti et son leader comme le dernier gilet de sauvetage pour les libérer de la mal gouvernance, de l’injustice, de l’impunité, de l’exclusion, de l’incurie politique. Mais, le parti s’est rendu compte qu’il vit des moments cruciaux de son histoire pour savoir les appréhender avec courage et tact en saisissant un tel moment pour fortifier le parti car ayant conscience que sa force réside en ce que les hommes et les femmes qui le composent, trouvent en Hama Amadou, l’énergie fédératrice, le ciment qui unit. Et l’on peut se réjouir que Hama Amadou ait encore une emprise sur son parti pour que, par son implication, tout rendre dans l’ordre. Rapidement. Et le silence de ces derniers jours en est un gage rassurant. Bien d’observateurs, l’ont d’ailleurs déjà remarqué depuis des jours. Alors que bien d’autres personnes, attendent, des déclarations qui fusent de tout côté, entretenant la confusion et la discorde pour voir le parti se disloquer enfin, le parti fait appel à la grande sagesse de ses membres, pour re-cultiver le vivre ensemble qui reste une valeur fondatrice du parti. Avec sa jeunesse responsable, avec ses leaders charismatiques, non des chefs traditionnels que l’on laisse dans leur rôle, loin de préoccupations politiciennes, le parti, dans la discrétion panse ses plaies, et dans le respect des traditions du parti, surmonte les aléas, refermant délicatement les sutures ouvertes. Les uns et les autres ont sans doute compris leurs responsabilités historiques pour gérer au mieux, dans l’intérêt du parti et du Niger aussi, des incompréhensions, des humeurs.

Un seul mot d’ordre qui vaille : se mettre désormais en ordre de bataille…

Au Niger, il y a plus urgent à faire que de réduire le combat politique à ces petites querelles, quand même, Hamapté Ba, prétend «qu’il n’y a pas de petite querelle». Il y a urgence à abandonner ces querelles inutiles pour aller vite à l’essentiel : face aux confiscations des acquis démocratiques, face à la volonté du régime d’organiser des élections à sa seule convenance et pour un seul homme qui, plus, ne fait même pas l’unité au sein de sa famille politique, face aux injustices, face aux nombreux crimes économiques, face au trafic de drogue qui discrédite le pays, face, à la mal gouvernance, les militantes et les militants, attendent que leurs responsables mettent de côté leurs égos et leurs problèmes de personnes s’il en reste encore, pour se réorganiser, et prouver sur le terrain de la lutte, leur engagement pour le parti et leur amitié pour le leader du parti. Mais pour bien d’analystes avertis, cet incident est un mal nécessaire : il permet d’aguerrir le parti, de voir clair dans ses structures afin de le dynamiser. Son leader dont on connait le flair, même dans ses silences, maîtrise la situation, et reste au contrôle avec des collaborateurs auprès de qui, sa parole, aujourd’hui et demain encore, compte et comptera. Et le parti, par la force de son leader, surmontera l’épreuve. Certainement. L’orage est déjà derrière…

Au travail donc !

03 avril 2019
Publié le 25 mars 2019
Source : Le Canard En Furie

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