Bras de fer au sein du parti Moden/Fa Lumana : Certains partisans de Hama Amadou seraient-ils en service commandé ?

images/Souamana-Sanda-Dogari.jpgImage d'illustration Alors que beaucoup d’observateurs l’attendaient sur le terrain de la lutte contre la forte adversité que lui impose le pouvoir du président Issoufou Mahamadou, le Mouvement nigérien pour une fédération africaine (Moden/Fa Lumana- Africa) semble plutôt avoir plus du temps et de l’énergie pour des dissensions internes. La semaine dernière, c’est avec beaucoup de surprise que les observateurs et sans doute les militants de ce parti ont appris la suspension de certains responsables du Moden/Fa Lumana-Africa de Niamey et membres du bureau politique par le président intérimaire du parti, Oumarou Noma. Parmi les personnalités suspendues, il y a Soumana Sanda et Oumarou Moumouni Dogari, les deux principaux ténors de la coordination du Moden/Fa Lumana-Africa de Niamey. Il leur serait reproché d’avoir tenu les travaux de la conférence régionale de Niamey, contrairement à un mot d’ordre du bureau politique. Plus que ses raisons, c’est l’opportunité même de cette décision qui intéresse les observateurs. Ces derniers se demandent si en dépit de tous les défis auxquels ils font face, les partisans de l’opposant Hama Amadou trouvent encore du temps à se chamailler entre eux. En effet, en plus de toutes les maltraitances dont ils sont l’objet, les militants du Moden/Fa Lumana-Africa subissent l’affront que leur leader Hama Amadou soit contraint à un exil de plus de trois, avec la menace qui pèse aussi sur sa candidature aux élections présidentielles de 2021, du fait du nouveau Code électoral voulu et imposé par le Pnds Tarayya. Les observateurs pensent que s’il y a un combat que le président intérimaire Oumarou Noma et ses camarades du Moden/Fa Lumana-Africa doivent mener, c’est celui qui doit consister à relever les différents défis auxquels ils sont confrontés, notamment celui d’obtenir le retrait de la disposition du nouveau Code électoral excluant Hama Amadou de toute compétition électorale en 2021. Aujourd’hui, avec le spectacle qu’ils offrent à l’opinion, beaucoup d’observateurs se demandent si certains parmi eux ne sont-ils pas en service commandé ?

M.A.O

03 avril 2019
Source : Le Monde d'Aujourd'hui

Imprimer E-mail

Politique