Réunion des ministres de l’Agriculture et de l’Elevage des pays membres de l’UEMOA : Niveau globalement satisfaisant des récoltes, situation alimentaire et nutritionnelle fragile

A la veille de la 8ème réunion du Comité de Haut niveau sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans l’espace UEMOA (qui s’est tenue le vendredi 17 mai dernier à Niamey), les ministres de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche des pays membres de l’Uemoa se sont réunis dans la capitale nigérienne en vue de valider les travaux des experts. Cette réunion présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Albadé Abouba a vu la participation des délégations des pays concernés que ainsi celle du président de la Commission de l’Uemoa, des représentants des organisations régionales et internationales.

Au cours de cette réunion, les ministres ont suivi un exposé fait par le ministre de l’Agriculture et la Production animale et halieutique du Togo, M. Koutera Bataka sur le Programme national d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN). Cet exercice s’inscrit dans le cadre du partage d’expérience. Ils ont par la suite examiné et adopté le rapport de la réunion des experts chargés de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement, tenue du 13 au 15 mai dernier à Niamey.

Il ressort du communiqué final de la réunion des ministres, le constat d’un niveau de récoltes globalement satisfaisant avec une production totale de 31,18 millions de tonnes de céréales et de 24,27 millions de tonnes de tubercules pour la zone Uemoa. Ces productions sont en légère hausse. Toutefois, la réunion a relevé aussi que 1,71 million de personnes, dans l’espace, ont besoin d’assistance alimentaire et nutritionnelle immédiate pendant la période courante mars-mai 2019. « Si des mesures appropriées ne sont pas prises, ce chiffre passerait à 2,83 millions de personnes, essentiellement au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Sénégal » précise le communiqué.

Les ministres se sont dits préoccupés par le déficit fourrager observé dans certaines zones et les difficultés d’accès des animaux aux ressources fourragères en raison notamment de l’insécurité dans certaines localités au Mali, au Niger et au Burkina Faso. De même les ministres se sont dits préoccupés par la situation alimentaire et nutritionnelle fortement tributaire de l’insécurité dans le bassin du Lac Tchad, le Liptako Gourma et le centre du Mali. Ils ont à cet effet recommandé aux Etats, aux Organes et institutions régionales ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers de prendre les mesures qui s’imposent pour un traitement diligent de cette situation.

 Siradji Sanda(onep)
20 mai 2019
Source : http://lesahel.org/

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