Achat d’un car de retransmission par entente directe : Un autre cas de tricherie

Images d'illustrationFinalement, au Niger, des services et autres sociétés d’Etat semblent utiliser les mêmes artifices pour contourner les textes qui encadrent la passation des marchés publics. Cela dans le but de mettre à sac les quelques maigres ressources du pays. La passation des marchés par entente directe est donc la formule trouvée par les dirigeants pour perpétrer leur forfaiture de tricherie et de pillage des ressources publiques à travers des retro commissions. Après l’ACERP qui semble exceller dans la tricherie avec l’octroie d’un marché de plus de deux milliards pour le contrôle des spectres. C’est le ministère de la communication qui prend le relais avec un marché pour achat d’un car de retransmission dont le prix s’élève à plus de 3 milliards. Le hic est que l’achat de ce matériel est annoncé pour des activités déjà réalisées. La rencontre U-20 dont les activités se sont déjà déroulées dans notre pays avec tant d’humiliations pour nos joueurs qu’aucun nigérien ne veut plus revivre. Au cours de cette rencontre continentale, la retransmission des matches a été rendue possible grâce à l’ancien car de l’ORTN et à un autre de notre voisin le Burkina Faso. Pour quoi donc aujourd’hui, pour annoncer l’achat d’un car de retransmission. Cela ressemble à une tricherie pour dépouiller l’Etat de ses maigres ressources. Si non, pour quoi, les autorités n’avaient pas pris les mesures nécessaires et utiles pour acheter le car à temps ?

Pour quoi n’avaient-elles pas fait cette communication avant la tenue des jeux de U-20 ?

Autant des questions qui taraudent les esprits et qui méritent de réponses. En tout cas , les nigériens soucieux de l’utilisation efficiente des deniers publics émettent de doute sur les manières de faire du gouvernement. Lesquelles manières sentent la magouille. Pour éclairer l’opinion et pour une question de transparence, il faut que le ministre Sala Habi s’explique. Auquel cas, on ne pourrait empêcher aux esprits avertis de douter et d’alerter l’opinion. En tout état de cause, tout va se savoir un jour.

03 juin 2019
Source :  Le Courrier

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