Processus électoral : La CENI, sous contrôle, son président, un pantin

Processus électoral : La CENI, sous contrôle, son président, un pantinLa CENI (Commission électorale nationale indépendante) est vraiment bien coachée. Censée être indépendante, ses responsables et ceux qui gouvernent ont tout intérêt, ne serait-ce que par pudeur, a camouflé au maximum la collusion entre les deux parties. Un exercice des plus difficiles lorsqu'on cherche, par tous les moyens, à contrôler de bout en bout le processus électoral et à s'attribuer une victoire qui ne peut être acquise autrement. Me Sounna Issaka a appris, à ses dépens, qu'il n'est là que pour organiser des élections et leur donner un cachet de légalité. La façon dont ce processus est conduit, le respect des lois et des principes de la biométrie, cela ne le regarde pas. Il n'a qu'à appliquer ce qu'on lui dicte. Depuis la rencontre avec le Président Issoufou Mahamadou, en présence de Mohamed Bazoum, ministre de l'Intérieur, président du Pnds et candidat à l'élection présidentielle adoubé par le chef de l'État, Me Sounna a compris qu'il ne sert à rien d'autre qu'à assurer l'organisation matérielle des élections. Le reste, c'est ailleurs. Ses collègues de travail, à qui il a été demandé, à un moment, de vider les lieux pour laisser le président de la CENI tout seul entre le Président Issoufou et le ministre de l'Intérieur Bazoum, le savent davantage. Pour tout dire, les choses sérieuses se préparent ailleurs. 

7 juillet 2019
Source : Le Courrier

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