Mohamed Bazoum, président du Pnds et candidat à l’élection présidentielle : Sur une pente raide et sans secours

Mohamed Bazoum, président du Pnds et candidat à l’élection présidentielle : Sur une pente raide et sans secours Ça y est ! Après avoir quelque peu traîné les pieds pour signer le récépissé provisoire du PJP Génération Doubara, le ministère de l’Intérieur, s’est finalement exécuté. Soupçonnés d’avoir organisé la fuite, sur les réseaux sociaux, des textes constitutifs du PJP Génération Doubara, bien avant l’obtention du précieux sésame, les services du ministre de l’Intérieur et candidat à l’élection présidentielle prochaine, n’ont pu freiner davantage le PJP Génération Doubara des partisans du général de corps d’armée à la retraite, Djibo Salou. Ce parti est désormais dans l’arène et Mohamed Bazoum et ses partisans doivent en tenir compte. Pour la plupart des Nigériens, il n’y a aucun doute, c’est bien le parapluie politique dont compte se servir le chef de la junte militaire qui a renversé Mamadou Tanja pour revenir au sommet de l’Etat. À Niamey, on l’a bien vu venir et malgré son démenti en demi-teinte, Djibo Salou n’a pu enlever à ses compatriotes la certitude de l’existence d’un deal secret entre lui et Mahamadou Issoufou. Depuis la révélation faite par Hama Amadou, le chef de file de l’opposition nigérienne en exil forcé, que de faits et évènements politiques tendant à confirmer ce deal. Hamma Hamadou, l’ancien directeur général de la Sopamin sous la transition militaire de 2010, est bien le porte-parole officiel du général à la retraite. Il est également le secrétaire général et porte-parole du PJP Génération Doubara. C’est d’ailleurs lui qui a été mandaté par le président du bureau exécutif provisoire du parti, un certain…, actuellement étudiant à l’Ecole nationale d’administration (Ena) et fils d’un certain Mamoudou …, ambassadeur actuel du Niger au Mali. Mamoudou …était un homme-clé de la transition militaire de Djibo Salou et du premier mandat du Président Issoufou. Il était la deuxième personne, après feu Abdoulaye Diori, à être nommé par Mahamadou Issoufou dès les tout premiers jours de son magistère. Une confirmation, en réalité, au poste de secrétaire général de la présidence de la République qu’il tenait, déjà, sous Djibo Salou.

Une coïncidence que Hamma Hamadou soit le porte-parole de Djibo Salou et du Pjp Génération Doubara ? Sûrement non.

Recrutant jusqu’ici de façon discrète, le général de corps d’armée à la retraite, Djibo Salou, va certainement s’afficher au grand jour comme un des prétendants au fauteuil présidentiel. Déjà, il a fait suffisamment mal, confie-t-on, dans les rangs du Pnds où l’opportunisme et les calculs mesquins l’emportent sur toute autre logique.

À moins de deux ans du départ définitif de Mahamadou Issoufou de la présidence, l’impératif d’un repositionnement chamboule toutes les cartes.

Selon les confidences d’une source importante qui a requis l’anonymat, il se passe en coulisses de graves choses dans les rangs du Pnds. Selon lui, des militants et pas des moindres se sont déjà accordé avec le général à la retraite pour se manifester au moment opportun.

Des deals, d’autres, sont scellés dans la plus grande discrétion et ce serait tout ça qui confère à Djibo Salou une grande sérénité. Le général à la retraite travaillerait d’arrache-pied sur des tableaux importants et n’arrête pas de recevoir. De nuit comme de jour, l’homme multiplie les rencontres, prend attache avec des personnes-clés et l’identité de ses hôtes surprendrait, dit-on, n’importe qui. En attendant, donc, qu’il revendique officiellement et de façon formelle, le destin politique qu’il s’est donné, Djibo Salou travaille à régler quelques détails qui ne sauraient être étalés sur la place publique. Pour notre source, le président du Pnds est de plus en plus menacé par un désert qui avance fatalement. Il serait en train de perdre des militants de gros calibre sans s’en rendre compte.

Djibo Salou, semble-t-il, avancerait en terrain conquis à l’avance. Des personnes diverses contactées par ses soins, pour son compte ou par lui-même, laissent entendre que Mohamed Bazoum ne constitue pas un obstacle et que bientôt, la chenille Doubara lui marcherait dessus et l’écrabouillerait comme un ver de terre. Avec la folle rumeur de dossiers de la Halcia qui connaîtraient bientôt leur épilogue judiciaire, on peut croire que les choses ne se présentent pas sous de bons auspices pour le président du Pnds.

Laboukoye 

20 juillet 2019
Source : Le Courrier

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